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Le traitement du VIH
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VIH

Mis à jour le 8 juillet 2016

Le traitement du VIH

Mené par une équipe spécialisée, le traitement de l'infection par le VIH s’appuie sur une association de plusieurs médicaments antirétroviraux, en général trois (trithérapie). Ces derniers empêchent la multiplication du virus dans l’organisme mais ne permettent pas la guérison. Ils peuvent occasionner des effets indésirables à court et à long terme, tels que de la fatigue ou des troubles du métabolisme.

Le traitement du VIH est discuté puis mis en place par l'équipe médicale spécialisée et le médecin traitant.
Le but du traitement est de réduire au maximum la multiplication du virus dans l'organisme, c'est-à-dire obtenir une charge virale dite "indétectable" qui permettra de restaurer le système immunitairesystème immunitaire
Système de défense de l'organisme contre les maladies
.

La multithérapie, au cœur du traitement du VIH

Les traitements utilisés sont des produits qui s'attaquent directement au virus : il s'agit des antirétroviraux. Ces médicaments empêchent le virus de se multiplier, mais ne permettent pas de le déloger de certaines cellules hôtes. En effet, le VIH persiste dans l'organisme en étant intégré dans l'ADN du noyau de certaines cellules. Le virus reste sous forme latente puis peut se mettre à proliférer à nouveau lors d'une interruption du traitement par exemple.

Le traitement associe, en général, plusieurs antirétroviraux (habituellement trois) pour bloquer la multiplication du virus et rendre la charge virale VIH indécelable (moins de 50 copies par millilitres de sang). Il s'agit de la multithérapie (en général trithérapie).
La mise sous traitement est recommandée quel que soit le nombre de lymphocyteslymphocytes
Variété de globule blanc ou leucocyte très impliquée dans la défense immunitaire.
CD4.
L'infection est d'autant mieux contrôlée que le traitement est commencé le plus précocement après la contamination.
La mise en route du traitement à un stade tardif, alors que le système immunitairesystème immunitaire
Système de défense de l'organisme contre les maladies
est déjà défaillant (taux de CD4 inférieur à 250/mm3) ne permet pas toujours de restaurer les défenses immunitaires et complique la prise en charge médicale en raison de l'apparition d'infections opportunistes (infection par des microbes inoffensifs chez des personne non porteuses du VIH : bactéries, virus, champignons, parasites) ou d'autres complications.

Ces traitements sont à prendre à vie et nécessitent une surveillance clinique et biologique régulière.

Consulter l’article "Le suivi médical et la vie quotidienne avec l'infection par le VIH"

Les effets indésirables précoces du traitement du VIH

Quelques semaines après la mise en place du traitement, des effets secondaires peuvent apparaître. Il s'agit de :

Ils justifient un suivi régulier et rapproché par le médecin traitant ou le médecin spécialiste.

Les complications du traitement du VIH au long cours

Les anomalies de la répartition des graisses

Certaines combinaisons d'antirétroviraux peuvent provoquer, après plusieurs mois ou plusieurs années de traitement, des troubles de la répartition des graisses (ou lipodystrophie). Ces troubles peuvent apparaître sous forme d'une lipoatrophie : joues creuses, veines saillantes, ou d'une lipohypertrophie : surcharge de graisses au niveau du tronc et de l'abdomenabdomen
Partie inférieure du tronc séparée du thorax par le diaphragme et limitée en bas par le bassin.
.

Ces effets indésirables peuvent amener les médecins et la personne atteinte à discuter des modifications du traitement antirétroviral et/ou des interventions réparatrices : une chirurgie (autogreffe de tissu adipeux (ou lipostructure) ou des techniques médicales avec des produits de comblement.

L'augmentation du risque cardio-vasculaire et les anomalies du métabolisme des graisses et du sucre

Même si tous les mécanismes ne sont pas encore bien compris, il apparaît que l'infection par le VIH, d'une part, et le traitement antirétroviral, d'autre part, augmentent le risque cardiovasculaire de la personne atteinte, en particulier d'infarctus du myocarde.

Il est donc nécessaire de réduire l'exposition aux facteurs de risque en :

  • arrêtant de fumer ;
  • adoptant des mesures hygiéno-diététiques ;
  • prenant des médicaments diminuant les graisses dans le sang ;
  • prenant des médicaments contre le diabète, si besoin.

Consulter les articles :
"Comment diminuer son risque cardiovasculaire"
"Être actif pour préserver sa santé et se sentir mieux"
"Bien manger pour être en forme"

Les signes de souffrance du foie

Ils peuvent être dus à de nombreux facteurs et se manifestent le plus souvent par une augmentation des enzymesenzymes
Protéines intervenant dans les réactions chimiques de l'organisme.
hépatiques. Ils sont plus importants lors d'intoxication par l'alcool.

L'atteinte rénale

Une atteinte de la fonction rénale est possible lors de l'utilisation de certains types d'antirétroviraux. Généralement, la fonction rénale redevient normale à l'arrêt de la molécule incriminée.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Guide - Affection de longue durée. Infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2007 [consulté le 22 juin 2016]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Actes et prestations. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2011 [consulté le 22 juin 2016].
  • Ministère des affaires sociales et de la santé. Recommandations sur la prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH – Recommandations du groupe d’experts 2013. Site internet : site santé du Ministère des affaires sociales et de la santé. Paris ; 2013 [consulté le 22 juin 2016]
  • Collège des universitaires des maladies infectieuses et tropicales. Infection à VIH. Site internet : Infectiologie.com. Paris ; 2010 [consulté le 22 juin 2016]
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). VIH. Site internet : Inserm. Paris ; 2014 [consulté le 22 juin 2016]
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En cas de prise de risque récente de contamination par le VIH, il existe un traitement post exposition (TPE) à prendre dans les 48 heures.
Pour en savoir plus, consulter l'article : Prévenir la survenue du VIH.

INFO PRATIQUE

L’infection par le VIH est reconnue "affection de longue durée" (ALD). Les examens et les soins en rapport avec cette pathologie sont alors pris en charge à 100 % (dans la limite des tarifs de l’Assurance Maladie). Parlez-en à votre médecin traitant.
Consultez le site ameli.fr pour en savoir plus