Rechercher
La santé de A à Z
Par ordre alphabétique
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Par partie du corps
Situations d'urgence
Situations d'urgence
L’essentiel pour réagir

Comment agir en cas d’urgence ? Quels gestes réaliser ? qui contacter ?

Offres de prevention
de l'Assurance Maladie

Pour accéder aux offres qui vous concernent, saisissez votre âge et votre sexe :

Rechercher
Sexe

 > 
Les différents types de troubles du sommeil chez l’enfant
Imprimer Envoyer à un ami
Troubles du sommeil chez l’enfant

Mis à jour le 4 décembre 2015

Les différents types de troubles du sommeil chez l’enfant

Les troubles du sommeil sont fréquents chez l’enfant et perturbent la vie quotidienne. Ces problèmes peuvent correspondre à des dyssomnies (difficultés d’endormissement et réveils nocturnes) ou à des parasomnies (somnambulisme, terreurs nocturnes, cauchemars, etc.)

Les troubles du sommeil touchent 25 à 30 % des enfants de moins de 6 ans. Ils peuvent prendre différentes formes.

La dyssomnie : difficultés à s'endormir et/ou réveils au cours de la nuit

La dyssomnie est un problème fréquent responsable de nuits plus courtes et souvent moins reposantes. La dyssomnie correspond à deux types de perturbation du sommeil :

  • Les difficultés d’endormissement
    L'enfant utilise de nombreuses tactiques pour repousser l'heure d'endormissement : négocier encore une histoire, rappeler ses parents sous un prétexte quelconque... , puis il finit par pleurer lorsque ses parents ne répondent pas à sa demande. L’heure du coucher est alors mal vécue par l'enfant et les parents.
    Ces difficultés d'endormissement peuvent être liées au stade de développement de l’enfant (elles sont fréquentes entre 1 et 3 ans) et à sa personnalité, mais aussi au comportement de ses parents. Par exemple, si le bébé est bercé dans les bras tous les soirs jusqu’à ce qu’il s’endorme, il associe l’endormissement au fait d’être porté. Dès lors, si on ne l’endort plus de cette façon, il aura du mal à trouver le sommeil.
    Consulter l’article "Sommeil de l’enfant : une évolution par étapes dès la naissance"
  • Les réveils nocturnes
    Ils concernent la majorité des enfants entre 9 mois et 3 ans, y compris les bébés qui avaient appris à "faire leurs nuits" entre 3 et 6 mois. Ainsi, des recherches scientifiques ont montré que les enfants de 1 à 3 ans se réveillent en moyenne trois fois par nuit. Le plus souvent, ce phénomène survient entre minuit et 5 heures, et l’enfant se rendort seul. Toutefois, environ un tiers des bébés n’y parviennent pas. Ils signalent alors leur réveil par des pleurs ou en appelant leurs parents. En effet, ils ont besoin d’être rassurés en créant une situation d’échange. Cela engendre chez eux un état d’excitation qui prolonge le temps d’éveil.

Dans tous les cas, l’apprentissage de l’autonomie face au sommeil commence au coucher. En effet, un enfant qui sait s’endormir seul sait qu’il pourra se rendormir sans aide après un réveil nocturne.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les enfants qui ne font pas leurs nuits manquent de sommeil en permanence

Par exemple, les bébés de 2 ans et demi qui n’ont jamais fait de nuits complètes dorment moins que les autres. Ainsi, chaque nuit, ils dorment en moyenne 1 heure et 22 minutes de moins par rapport aux "bons dormeurs" du même âge. Cette perte n’est pas compensée par un temps de sieste plus long. De ce fait, ces enfants présentent un manque de sommeil chronique, qui peut notamment les rendre plus irritables.

Les parasomnies : somnambulisme, terreurs nocturnes, cauchemars, somniloquie, bruxisme, mouvements répétitifs, énurésie

Une parasomnie est un événement indésirable ou un comportement involontaire, qui peut survenir lors de l’endormissement, pendant le sommeil ou lors de réveils partiels. Elles ne retentissent pas sur la qualité de vie dans la journée et ne doivent inquiéter que si elles deviennent très fréquentes.

Chez certains enfants, une prédisposition génétique favorisent l’apparition de parasomnies. Mais, le plus souvent, de nombreux facteurs extérieurs sont en cause dans leur survenue :

  • la fatigue souvent due à des horaires de sommeil irréguliers ;
  • la fièvre ;
  • une activité physique intense ;
  • un environnement de sommeil bruyant ;
  • des médicaments agissant sur le cerveau ;
  • une situation « stressante » comme un changement de mode de vie : voyage, entrée en collectivité…

Il existe plusieurs types de parasomnies :

  • Le somnambulisme
    Il s’agit de comportements que l’enfant développe pendant son sommeil profond, en étant partiellement réveillé mais non conscient de ses actes. Par exemple, il déambule les yeux ouverts, mais donne l'impression de ne pas voir, il peut ouvrir les placards, marcher dans la maison où il habite, et même en sortir. L'enfant ne garde, au réveil, aucun souvenir de l'épisode de somnambulisme. Ce trouble, peu fréquent dans la petite enfance, devient plus courant avec l’âge. Il concernerait ainsi 15 % des 4-12 ans.
  • Les terreurs nocturnes
    Les terreurs nocturnes surviennent aussi en phase de sommeil profond avec un éveil partiel, plutôt en début de nuit. Dans ce cas, l’enfant est agité avec des signes visibles de frayeur (accélération des fréquences cardiaque et respiratoire, sueurs). Il peut se mettre à crier, et semble alors inconsolable. Cet épisode prend fin brusquement : l’enfant se rendort et à son réveil, il n’a aucun souvenir de ce qui s’est passé. Les terreurs nocturnes apparaissent en général avant 4 ans, et concernent environ 40 % des moins de 6 ans.
  • Les cauchemars
    Les cauchemars sont des rêves qui provoquent la peur. Ils surviennent plutôt lors du sommeil paradoxal et réveillent complètement l’enfant, qui s’en souvient le lendemain. Les cauchemars peuvent notamment être déclenchés par un stress ponctuel. C’est entre 3 et 6 ans qu’ils sont les plus fréquents.
  • Les autres types de parasomnies
    On observe parfois des troubles moins spectaculaires, tels que :
    • le fait de parler en dormant (somniloquie) : l’enfant prononce quelques mots ou fragments de phrase souvent en lien avec une émotion et un évènement vécu le jour précédent ;
    • des mouvements répétitifs lors de l’endormissement appelés rythmies du sommeil : il peut s'agir d'un balancement de la tête ou du corps à l'endormissement ou, la nuit, entre deux phases de sommeil. Lors de ces mouvements, l'enfant peut se taper la tête contre les barreaux du lit ou le mur, d'où la nécessité de protéger le tour du lit. Ces rythmies aident l'enfant à trouver le sommeil et sont sans gravité. Ces mouvements apparaissent après l'âge de 6 mois et disparaissent aux alentours de 4 ans ;
    • des grincements ou des serrements de dents (bruxisme) : l’enfant frotte ses dents du bas sur celles d’en haut en contractant les muscles des mâchoires. Le bruit impressionnant et désagréable ne le réveille pas. Ce phénomène s’atténue lorsque l’enfant grandit, mais s’il est trop important, il provoque une usure des dents. Consultez votre chirurgien dentiste , des solutions existent ;
    • une mictionmiction
      Action d'uriner.
      involontaire
      (pipi au lit) ou énurésie : on emploie ce terme si l’enfant mouille encore son lit au moins deux fois par semaine après l’âge de 5 ans.

Dans la majorité des cas, les parasomnies sont sans gravité et tendent à disparaître avec le temps. Toutefois, elles peuvent perturber durablement le sommeil de l’enfant et de sa famille. Parfois, elles entraînent aussi un inconfort pour l’enfant, voire des blessures (ex. : contusions liées à une chute lors d’une crise de somnambulisme). Dans ce cas, une prise en charge médicale est nécessaire.
Consulter l’article "Troubles du sommeil chez l’enfant : les bons réflexes à adopter"

QUESTION-RÉPONSE

Devant quels symptômes et troubles du sommeil de l'enfant faut-il penser à l'apnée du sommeil ?

Si votre enfant ronfle bruyamment la nuit et fait des pauses respiratoires, s'il est fatigué dans la journée ou au contraire plutôt irritable et hyperactif, consultez votre médecin car il souffre peut-être d’apnée du sommeil.
L'apnée du sommeil touche près de 2 % des enfants entre deux et six ans. Dans la plupart des cas, elle est associée à de grosses amygdales et à une hypertrophiehypertrophie
Augmentation de volume.
des végétationsvégétations
Dénomination commune des amygdales pharyngées hypertrophiées.
 ; parfois elle est due à des malformations des maxillaires et de la face (étroitesse des fosses nasales, maxillaire insuffisamment développé,…). L'apnée du sommeil est également fréquente chez les enfants et les adolescents en surpoids.
Le traitement consiste d'abord à retirer les amygdales et les végétationsvégétations
Dénomination commune des amygdales pharyngées hypertrophiées.
ou à corriger une éventuelle malformation par orthopédie dento-faciale. Consultez votre médecin ou votre chirurgien dentiste.

Quel peut être le retentissement des troubles du sommeil ?

À court ou moyen terme, un mauvais sommeil chez l’enfant peut provoquer :

  • des troubles du caractère (ex. : hyperactivité, irritabilité) ;
  • une somnolence durant la journée ;
  • des difficultés d’apprentissage scolaire (problèmes d’attention et de concentration, diminution des capacités verbales et motrices) ;
  • un risque plus important de développer un surpoids.
Sources
  • Petit D., Montplaisir J. Parasomnies de la petite enfance. Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants. Site internet : enfant-encyclopedie.com. Montréal ; 2010 [consulté le 30 novembre 2015]
  • Petit D., Montplaisir J. Conséquence d’un court ou mauvais sommeil chez le jeune enfant. Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants. Site internet : enfant-encyclopedie.com. Montréal ; 2012 [consulté le 30 novembre 2015]
  • AboutKidsHealth. Troubles du sommeil. Site internet : aboutkidshealth.ca. Toronto (Canada) ; 2010 [consulté le 30 novembre 2015]
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Rythmes de l’enfant. De l’horloge biologique aux rythmes scolaires. Site internet : INSERM. Paris ; 2001 [consulté le 30 novembre 2015]
  • Benz C. Jenni O. Troubles du sommeil chez l’enfant. Forum Med Suisse. 2010;10(11):204–207
  • Cohen-Levy J, Contencin P, Couloigner V. Morphologie cranio-faciale et apnées obstructives du sommeil : rôle de l’orthopédie dento-faciale. Rev Orthop Dento Faciale 2009;43:301-316.

Annuaire santé
Tarifs, horaires, spécialité, localisation... trouvez le médecin qui vous convient.