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Trouble panique avec ou sans agoraphobie : symptômes, diagnostic et évolution
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Trouble panique

Mis à jour le 15 décembre 2015

Trouble panique avec ou sans agoraphobie : symptômes, diagnostic et évolution

En cas de trouble panique, la peur ressentie pendant les crises s’accompagne de vertiges, nausées, essoufflement, etc. En dehors de ces épisodes aigus, la personne est anxieuse en permanence, parce qu’elle appréhende la répétition de l’attaque. Ses craintes s’accompagnent parfois d’agoraphobie, allant jusqu’à l’évitement de situations angoissantes. Sans prise en charge, la maladie peut s’aggraver et se compliquer d’une dépression.

Les symptômes du trouble panique

Durant la crise de panique : l’angoisse aigüe et les autres signes

Une attaque de panique est un épisode de peur soudaine et intense, bien délimité dans le temps. La durée totale d’une crise varie de quelques minutes à une heure, voire un peu plus, avec une moyenne de 20 à 30 minutes.

Pendant cet épisode, la personne atteinte a l’impression de ne plus du tout maîtriser la situation. D’autres symptômes peuvent aussi être présents, tels que :

  • la peur de "devenir fou", de mourir et/ou de perdre le contrôle de soi–même ;
  • le sentiment d’une dépersonnalisation ("Je ne sais plus qui je suis, mon corps se transforme… "), de se trouver dans un monde irréel (l’environnement se modifie dans ses formes ou ses couleurs, par exemple) ;
  • des sensations de vertiges, des étourdissements ou l’impression d’être sur le point de s’évanouir ;
  • des nausées et/ou des troubles digestifs (ex. : diarrhée) ;
  • un besoin urgent d’uriner ;
  • des douleurs ou une gêne thoracique ;
  • des sensations de souffle coupé, d’essoufflement ou de manque d’air, d’étranglement et/ou des impressions d’étouffement, de suffocation ;
  • des palpitations cardiaques ou une tachycardie ;
  • des frissons ou des bouffées de chaleur, voire des sueurs abondantes ;
  • des tremblements ou des secousses musculaires, des engourdissements, des picotements ou fourmillements ;
  • des sensations de dérobement des jambes (impression qu’elles vont "lâcher" et que l’on va tomber). 

La présence de tels signes physiques augmente l’angoisse de la personne, qui craint alors une maladie touchant le corps. Sa réaction face à l’attaque de panique peut prendre des formes très variables :

  • agitation désordonnée ;
  • fuite immédiate d’un lieu considéré comme dangereux ;
  • demande d’aide, ou au contraire inhibition plus ou moins marquée, jusqu’à la sidération totale (immobilisation et incapacité à bouger).

Les symptômes présents entre les crises d’angoisse

Le patient présente une anxiété permanente, par peur de voir survenir une nouvelle attaque de panique.

Il s’inquiète aussi à propos des causes possibles de la crise vécue, et surtout en imaginant ses conséquences. Comme pendant l’épisode aigu, il craint de perdre la raison ou le contrôle de lui–même, d’être victime d’un problème cardiaque, etc.

En l’absence de prise en charge, il peut changer ses habitudes pour éviter les situations qui l’angoissent, voire développer une agoraphobie.

Les manifestations de l’agoraphobie

Elles peuvent être présentes dans le trouble panique.

L’agoraphobie est définie comme la crainte, l'appréhension pathologique de tous les lieux ou situations :

  • dont on ne peut s'échapper facilement en cas de malaise ou d'attaque de panique ;
  • dans lesquels on ne peut pas recevoir d’aide immédiatement en cas d'attaque de panique.

Les peurs agoraphobiques regroupent ainsi :

  • les bains de foule, surtout en milieu fermé (métro, grands magasins, salles de spectacle, files d’attente) ;
  • le séjour dans des lieux clos dont la sortie n'est pas immédiate (train, bus, avion, ascenseur) ;
  • le fait de se retrouver dans des endroits ouverts, au sein desquels le patient craint de perdre ses repères et de ne pas trouver appui (grande place vide à traverser, rue, pont, etc.)

Ces situations déclenchent, chez la personne agoraphobe, des états d'anxiété et des malaises. Dans les cas extrêmes, le simple fait de s'éloigner d'une zone de sécurité (en général, le domicile) engendre une peur intense, voire des crises d’angoisse. Cela limite alors beaucoup les possibilités de déplacement.

Comme dans toute phobiephobie
Crainte démesurée avec très forte angoisse, déclenchée par certains objets, certains actes ou certaines situations.
, la personne reconnaît que ses craintes et sa souffrance sont excessives et irrationnelles. Néanmoins, ces ressentis créent une gêne importante dans sa vie, à cause :

  • des comportements d'évitement ou de fuite adoptés (ex. : limiter les voyages) ;
  • des conduites développées par la personne pour se rassurer, dites "contraphobiques" (essentiellement, le besoin d'être accompagné pour affronter les situations redoutées, à l'origine d'une dépendance importante).

Le diagnostic du trouble panique

Pendant une crise d’angoisse

La consultation médicale a souvent lieu en urgence. Si les symptômes somatiques (concernant le corps) sont marqués, le médecin peut alors demander des examens complémentaires, pour éliminer la possibilité d’une affection physique :

  • électrocardiogramme (enregistrement de l’activité électrique du cœur) ;
  • analyses sanguines ;
  • recherche de produits toxiques dans le sang, au moindre doute.

La consultation en dehors d’une attaque de panique

75 à 90 % des patients qui consultent leur médecin traitant dans ce cadre mettent en avant les symptômes physiques ressentis.

Lors du rendez–vous, le médecin cherche à identifier les symptômes du trouble panique (crises répétées, conduites d’évitement éventuelles, etc.)

Il élimine aussi l’éventualité d’une attaque de panique ponctuelle (liée par exemple à des troubles anxieux, à un événement traumatisant, à la prise de substances toxiques ou à un sevrage alcoolique.

Enfin, il s’assure que son patient ne présente pas de maladie physique qui pourrait causer les symptômes observés, par exemple une pathologie :

L’évolution du trouble panique

Il s’agit d’une maladie chronique pouvant évoluer sur des années, voire plus de 10 ou 20 ans, avec des périodes de rémission comme d'aggravation. Pour éviter cette situation, une prise en charge psychologique est indispensable.

Outre la souffrance quotidienne et le handicap qu'ils peuvent engendrer, le trouble panique et l'agoraphobie connaissent parfois des complications, principalement :

  • des épisodes de dépression, touchant un tiers à 50 % des patients ;
  • l’usage abusif de médicaments (benzodiazépines) et d’alcool (plus d’un quart des patients). Initialement, ces produits sont utilisés pour lutter contre l’anxiété et/ou la dépression, mais ils engendrent rapidement une dépendance et les troubles s'aggravent mutuellement (phénomène de "cercle vicieux").

Consulter l’article "Le traitement prescrit en cas de trouble panique avec ou sans agoraphobie"

Sources
  • Pelissolo A. Troubles anxieux et névrotiques. EMC–AKOS (Traité de Médecine). 2012;7(3):1–11 [Article 7–0150].
  • Haute Autorité de santé (HAS). Affections psychiatriques de longue durée - Troubles anxieux graves. Site internet : HAS. Saint–Denis La Plaine (France) ; 2007 [consulté le 28 septembre 2015]
  • Canadian Family Physician – Le Médecin de famille canadien (CFP). L'identification et traitement du trouble panique avec ou sans agoraphobie. Site internet : CFP. Mississauga (Canada) ; 2007 [consulté le 28 septembre 2015]
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Le trouble panique peut être reconnu "affection de longue durée" (ALD). Les examens et les soins en rapport avec cette pathologie seront alors pris en charge à 100 % (dans la limite des tarifs de l’Assurance Maladie). Parlez–en à votre médecin traitant.

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