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Les symptômes, le diagnostic et l'évolution de la spondylarthrite ankylosante
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Spondylarthrite ankylosante

Mis à jour le 20 mai 2016

Les symptômes, le diagnostic et l'évolution de la spondylarthrite ankylosante

En présence de symptômes évocateurs de la maladie, le médecin traitant examine son patient et prescrit un bilan sanguin et des radiographies. Il peut prendre l’avis de spécialistes. Parfois, d’autres analyses sanguines et examens d’imagerie médicale se révèlent nécessaires. Une fois prise en charge, la spondyloarthrite ankylosante a une évolution variable plus ou moins sévère. Parfois, l’inflammation s’étend, diminue la mobilité des articulations, les enraidit ou les déforme.

Les symptômes de la spondylarthrite ankylosante

Souvent, au début de la maladie, les patients ignorent qu’ils sont atteints. En effet, la spondylarthrite ankylosante se manifeste par des poussées de douleurs dorsales qui peuvent paraître banales. De plus, ces crises durent quelques jours à quelques semaines et finissent par se calmer.

Dans ce contexte, le diagnostic peut être posé jusqu’à huit ans après le début de la maladie, ce qui retarde d’autant la prise en charge médicale.

C’est pourquoi, en cas de douleur de la colonne vertébrale, certains signes évocateurs doivent alerter le patient et l'inciter à consulter :

  • les douleurs se déclarent plutôt la nuit et réveillent la personne vers deux ou trois heures du matin ;
  • elles ne sont pas calmées par le repos ;
  • elles surviennent dans une fesse, parfois dans les deux et parfois "à bascule" ;
  • un talon (ou les deux) est douloureux le matin au réveil, et la situation s'améliore peu à peu lors de la marche ;
  • un doigt ou un orteil gonfle entièrement ;
  • une raideur articulaire est présente le matin au réveil et dure plus d'une demi-heure ;
  • les douleurs sont associées à une fatigue importante ;
  • les crises douloureuses perdurent pendant au moins trois mois, et ont tendance à durer de plus en plus longtemps.

Le diagnostic de la spondylarthrite ankylosante

Plus le diagnostic de spondylarthrite ankylosante est précoce, plus il est possible de mettre en place une prise en charge rapide et efficace. Elle a pour objectifs d'atténuer les symptômes et d'éviter les complications (notamment l'enraidissement de la colonne vertébrale ou des articulations en mauvaise position).
C’est pourquoi il est important de consulter rapidement en présence de symptômes évoquant la maladie.

La consultation médicale
Le médecin traitant examine le patient et l'interroge sur ses symptômes de manière approfondie. Il lui prescrit ensuite des examens.

Les analyses sanguines
Elles permettent de rechercher les signes d’une éventuelle inflammation et la présence d'auto-anticorps.

Les radiographies
Elles aident à localiser les premières atteintes articulaires dans les zones douloureuses du corps (bassin, colonne vertébrale). Même si les résultats des radiographies sont normaux, on ne peut pas écarter totalement le diagnostic de spondylarthrite ankylosante.

Pour préciser le diagnostic, le médecin prend l'avis d'un rhumatologue.

Si les résultats du bilan initial n'apportent pas assez d'éléments, le médecin prescrit d'autres examens, en fonction des atteintes liées à la maladie :

  • échographie des articulations (examen utilisant les ultrasonsultrasons
    Vibrations sonores de fréquence trop élevée pour qu'une oreille humaine puisse les percevoir, utilisées en médecine pour le diagnostic (échographie...) et dans certains traitements (traitement par la chaleur...).
    ) ;
  • IRM et/ou scanner des articulations sacro-iliaques et du rachis.

Si le rhumatologue l’estime nécessaire, d’autres analyses de sang sont effectuées. Elles permettent de rechercher d’éventuelles prédispositions génétiques au développement de la spondylarthrite ankylosante (recherche du gène HLA B).
Enfin, en cas d’atteintes de la peau ou de l'œil, l’avis d'un dermatologue ou d'un ophtalmologue est parfois nécessaire.
Le diagnostic final repose sur un ensemble d'éléments obtenus grâce à ces différents bilans.

À VOIR - Le diagnostic de la spondylarthrite ankylosante

Si vous n'avez pas accès à cette solution, voici la transcription textuelle du contenu de la vidéo :

Bonjour docteur, le magazine de la santé diffusé sur France 5, explique comment se déroule le diagnostic de la maladie.

L'évolution de la spondylarthrite ankylosante

En début de maladie, l'évolution de la spondylarthrite ankylosante est imprévisible. Il n’y a pas de lien entre l’intensité de la douleur et le développement de l’ankylose. Les traitements actuels permettent le plus souvent de bien limiter les poussées et leurs conséquences. Un suivi médical rigoureux est indispensable pour adapter le traitement selon les phases de la maladie.
L'évolution est variable selon les patients. La maladie se développe souvent de façon très différente d’une personne à l’autre.

Parfois, la spondylarthrite reste peu évolutive et n’entraîne pas de conséquences importantes. Ces formes mineures semblent plus courantes chez les femmes.

La plupart des malades souffrent de formes intermédiaires de la spondylarthrite.

Chez d'autres patients, cette affection devient de plus en plus sévère, avec des crises de plus en plus fréquentes. Des symptômes légers peuvent même persister pendant les périodes de rémission.
L’inflammation gagne un nombre croissant d’articulations (par exemple, elle s’étend tout au long de la colonne vertébrale). Les zones atteintes peuvent s'enraidir progressivement jusqu'à l'ankylose totale, ce qui entraîne une déformation et une gêne très importantes.

Dans certains cas, à un stade avancé de la maladie, la cambrure normale de la colonne lombaire disparaît et le dos est voûté (cyphose dorsale). Lorsque les articulations périphériques sont touchées, leur mobilité peut aussi être limitée.

En cas d’atteinte de l’œil, l’apparition de cicatrices gênant la vision est possible. Pour prévenir et dépister ces complications éventuelles, une surveillance ophtalmologique est programmée.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Spondylarthrite grave. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine ; 2008 [consulté le 2 janvier 2015]
  • Société française de rhumatologie (SFR). Spondylarthrite ankylosante. Site internet : SFR. Paris ; 2007 [consulté le 25 janvier 2013]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Actes et prestations - Spondylarthrite grave. Site internet : HAS. Paris ; 2014  [consulté le 2 janvier 2015]
  • Wendling D, Lukas C, Paccou J, Claudepierre P, Carton L, Combe B et al. Recommandations de la Société française de rhumatologie (SFR) pour la prise en charge en pratique courante des malades atteints de spondylarthrite. Rev Rhu. 2014;81(1):6-14
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INFO PRATIQUE

Lorsque la spondylarthrite ankylosante nécessite un traitement de fondtraitement de fond
Traitement régulier et prolongé destiné à ralentir ou à freiner l’évolution d’une maladie ou à empêcher l’apparition de poussées.
, votre médecin traitant peut faire une demande de prise en charge au titre d’une affection de longue durée. Dans ce cas, les examens et les soins en rapport avec votre maladie sont remboursés à 100 % dans la limite des tarifs de la sécurité sociale.
Consultez le site ameli.fr.