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Le traitement de la spondylarthrite ankylosante
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Spondylarthrite ankylosante

Mis à jour le 27 mai 2016

Le traitement de la spondylarthrite ankylosante

Pour lutter contre la douleur, le médecin prescrit des anti-inflammatoires non stéroïdiens, des antalgiques ou des corticoïdes. Si ces médicaments sont insuffisants, un traitement de fondtraitement de fond
Traitement régulier et prolongé destiné à ralentir ou à freiner l’évolution d’une maladie ou à empêcher l’apparition de poussées.
est administré sous stricte surveillance médicale. D’autres soins tels que la rééducation, la pose d’attelles… sont utiles pour soulager le patient et éviter les déformations.

La spondylarthrite ankylosante nécessite une prise en charge globale comprenant :

  • un traitement médicamenteux ;
  • des soins de rééducation et de réadaptation ;
  • des mesures sociales et professionnelles.

Tous ces éléments sont aussi importants les uns que les autres pour :

  • lutter contre la douleur liée à l'inflammation ;
  • éviter l'enraidissement et prévenir d’éventuelles complications ;
  • améliorer votre qualité de vie.

L’équipe médicale assurant la prise en charge se compose du médecin traitant, et éventuellement, d'autres professionnels de santé :

  • rhumatologue ;
  • spécialiste de médecine physique et de réadaptation ;
  • masseur-kinésithérapeute ;
  • pédicure-podologue ;
  • chirurgien orthopédique ;
  • spécialiste d’ergothérapie ;
  • ophtalmologiste, dermatologue ou gastro-entérologue (dans certaines formes de spondylarthrites).

Les traitements médicamenteux de la spondylarthrite ankylosante

Le traitement symptomatique

Le traitement symptomatiquetraitement symptomatique
Traitement d'un symptôme ou manifestation d'une maladie sans traiter la cause.
prescrit par le médecin agit rapidement contre la douleur. Il peut varier selon la forme et la sévérité de la spondylarthrite ankylosante.

  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, ou "AINS"
    Ils représentent le traitement de base de la maladie, et dans de nombreux cas, le seul médicament prescrit. Ils ont souvent une grande efficacité contre les douleurs, les réveils nocturnes et la raideur articulaire matinale.
  • Les antalgiques
    Ils aident également à lutter contre la douleur.
  • Les corticoïdes (cortisonecortisone
    Hormone synthétisée utilisée comme médicament anti inflammatoire.
    )

    Ces médicaments peuvent être utilisés de trois manières différentes pour lutter contre l’inflammation :
    • en infiltrationsinfiltrations
      Injection d'un produit (généralement de la cortisone) le plus souvent dans une articulation, dans le but de diminuer une inflammation et les douleurs qui en résultent.
      (injection d'un corticoïdecorticoïde
      Hormone naturelle produite par les glandes surrénales ou hormone de synthèse utilisée comme médicament pour ses propriétés anti inflammatoires.
      au siège de l'inflammation, très efficace pour soulager la douleur) ;
    • en applications locales dans les atteintes non articulaires (collyres pour les yeux, crèmes en cas de psoriasis) ;
    • par voie orale beaucoup plus rarement, en remplacement des anti-inflammatoires non stéroïdiens lorsqu'il existe une atteinte des articulations des membres.

Le suivi médical permet au médecin d’adapter le traitement selon son efficacité. Par exemple, il est parfois nécessaire d'essayer plusieurs AINS avant de trouver celui qui vous convient le mieux.

Le médecin vous indique également les précautions à prendre et les signes anormaux qui doivent vous alerter en cours de traitement.

Le traitement de fond de la spondylarthrite ankylosante

Lorsque les premiers médicaments prescrits n’atténuent pas suffisamment la douleur, le médecin prescrit un traitement de fondtraitement de fond
Traitement régulier et prolongé destiné à ralentir ou à freiner l’évolution d’une maladie ou à empêcher l’apparition de poussées.
(en concertation avec un rhumatologue) pour diminuer, voire supprimer les crises douloureuses et pour contrôler l'évolution de la maladie. Ces traitements agissent après plusieurs semaines.

Le choix du traitement dépend avant tout de la forme de la maladie :

  • la sulfasalazine, le léflunomide et le méthotrexateméthotrexate
    Médicament, utilisé dans le traitement de certains cancers et dans les maladies auto-immunes.
    peuvent être utilisés après échec du traitement symptomatiquetraitement symptomatique
    Traitement d'un symptôme ou manifestation d'une maladie sans traiter la cause.
    en cas d’atteinte des zones périphériques (articulations des membres) ;
  • les anti-TNF alpha correspondent à une nouvelle génération de traitement de fondtraitement de fond
    Traitement régulier et prolongé destiné à ralentir ou à freiner l’évolution d’une maladie ou à empêcher l’apparition de poussées.
    . Ils sont indiqués dans toutes les formes de spondylarthrite mais seulement après un bilan préalable et sous surveillance très stricte, en cas d'échec des autres thérapeutiques. Leur prescription initiale est faite à l’hôpital, et seuls des spécialistes peuvent renouveler le traitement.

Les traitements non médicamenteux de la spondylarthrite ankylosante

L'arrêt du tabac

L'usage du tabac entraîne des poussées douloureuses plus fréquentes et aggrave la maladie. Il est donc important d'arrêter de fumer.

La kinésithérapie

Les techniques de rééducation et de réadaptation s'adressent à tous les patients, dès le début de la maladie.
Elle a pour but de lutter contre les douleurs et d’accompagner la réadaptation socioprofessionnelle du patient. Elle permet aussi d'éviter l'enraidissement de la colonne vertébrale ou des articulations en mauvaise position. Les séances évoluent selon les phases de la maladie :

  • en période de crise, le praticien utilise surtout la physiothérapie pour tenter de soulager la douleur. Il indique à son patient des postures et gestes à adopter pour lutter contre les mauvaises attitudes que l'on prend souvent lorsqu'on a mal ;
  • en période d'accalmie, le kinésithérapeute emploie surtout des techniques de renforcement musculaire et d'assouplissement. Il montre également les positions à privilégier pour éviter la déformation des articulations.

Très souvent, en accord avec le médecin ou le rhumatologue, le kinésithérapeute donne à son patient un autoprogramme adapté (exercices à pratiquer à la maison, en alternance avec les séances).

Les appareillages

Il est parfois nécessaire d'utiliser des béquilles ou des cannes, de porter un corset (par exemple en cas de déformation anormale de la colonne vertébrale vers l’arrière, entre les omoplates) ou un autre appareillage de repos. Ces équipements sont confectionnés pour diminuer la douleur et éviter les déformations. Des semelles orthopédiques peuvent également se révéler utiles.

Le suivi psychologique

Celui-ci est conseillé en cas de retentissement psychologique important, dans le but de mieux accepter la maladie et de mieux vivre avec.

La chirurgie

Elle est indiquée dans certains cas, si une grosse articulation est sévèrement atteinte (ex. : mise en place d’une prothèse de hanche).

Autres soins

Selon l'état du patient, des soins de pédicurie-podologie et d’ergothérapie peuvent être recommandés. L’ergothérapeute oriente le patient par exemple dans le choix ou la confection d’aides techniques ou d’aménagements de votre environnement (cuisine, sanitaires, etc.).

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Spondylarthrite grave. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine ; 2008 [consulté le 2 janvier 2015]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Actes et prestations - Spondylarthrite grave. Site internet : HAS. Paris ; 2014  [consulté le 2 janvier 2015]
  • Wendling D, Lukas C, Paccou J, Claudepierre P, Carton L, Combe B et al. Recommandations de la Société française de rhumatologie (SFR) pour la prise en charge en pratique courante des malades atteints de spondylarthrite. Rev Rhu. 2014;81(1):6-14
  • Collège français des enseignants universitaires de médecine physique et de réadaptation. Spondylarthrite ankylosante. Site internet : Cofemer. Paris ; 2009 [consulté le 5 janvier 2015]
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Si le diagnostic de spondylarthrite ankylosante est confirmé, votre médecin traitant peut faire une demande de prise en charge à 100 % au titre d'une affection de longue durée. En fonction de certains critères, l’Assurance Maladie vous remboursera peut-être en totalité les soins concernant votre maladie, dans la limite des tarifs conventionnés.
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