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Somnolence diurne : définition, symptômes, causes et conséquences
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Somnolence diurne

Mis à jour le 16 juillet 2015

Somnolence diurne : définition, symptômes, causes et conséquences

La somnolence diurne excessive est parfois accompagnée d’endormissements incontrôlables ou de troubles de l’attention. C’est pourquoi, au quotidien, elle représente une gêne voire un risque. Cette affection concerne surtout les personnes qui ne dorment pas assez, mais elle peut aussi être liée à une maladie (narcolepsie, hypersomnie) ou à la prise de certains médicaments.

La somnolence diurne (ou somnolence dans la journée) correspond à une diminution de l’éveil et se manifeste par une "envie de dormir" au cours de la journée.

Ce phénomène est normal le soir vers l’heure du coucher, après le déjeuner, ou à d’autres moments dans des circonstances particulières (après une soirée festive ou une nuit blanche). En revanche, la somnolence diurne est anormale (ou encore "pathologique" ou excessive) :

  • lorsqu’elle se manifeste quotidiennement ou presque, en dehors des moments précités ;
  • quand elle constitue une gêne pour la personne.

Dans ce cas, le besoin de dormir dans la journée peut être irrésistible et de véritables épisodes d’endormissement, plus ou moins récupérateurs, surviennent parfois.

Les symptômes de la somnolence diurne excessive

Cette affection peut se manifester de différentes façons.

La sensation d’être la plupart du temps somnolent, mal réveillé

L’envie de dormir est alors permanente. Il est également difficile de se concentrer et de fixer son attention.

Un réveil matinal pénible

Le patient a l’impression d’être mal réveillé, d’être incapable de réfléchir en se levant. Ces difficultés peuvent aussi se manifester après une sieste. Parfois, pour pouvoir se sentir mieux réveillée le matin, la personne a besoin de dormir 10 à 12 heures par nuit.

Des endormissements involontaires se répétant une ou plusieurs fois dans la journée

Ils surviennent plus facilement dans :

  • une ambiance calme, monotone, lorsque la personne est inoccupée ou passive ;
  • des circonstances indésirables (au volant, au travail, en classe, etc.)

Ces endormissements sont soit incontrôlables, soit contrôlés et évités par le mouvement, la marche ou le fait de prendre la parole.

Un besoin de s’allonger pour dormir dans la journée, trop fréquent et/ou sans bénéfice

La sieste peut se renouveler plusieurs fois dans la journée mais n’apporte pas toujours de soulagement.

Les causes de la somnolence diurne excessive

Elles peuvent être très variées.

L’insuffisance de sommeil

C’est la principale cause de somnolence. Sur le long terme, la personne ne dort pas suffisamment longtemps pour maintenir un niveau d’éveil normal. Elle se trouve ainsi en privation chronique de sommeil. Dans ce cas, l’envie de dormir se déclenche principalement l’après-midi ou le soir, surtout en situation de passivité ou au volant d’un véhicule. Les endormissements ne sont pas irrésistibles et, s’il est possible de s’assoupir, le sommeil est récupérateur. On observe aussi des troubles de l’attention et de la concentration, une irritabilité, un manque de motivation ou encore une fatigue.

Le temps de sommeil est souvent insuffisant chez :

  • les jeunes parents ;
  • les personnes travaillant beaucoup ou souffrant d’insomnies ;
  • les étudiants et adolescents (somnolence diurne y compris durant certains cours ou pendant les pauses).

La prise de médicaments ou d’autres substances

C’est une cause très fréquente de troubles de la vigilance diurne. En effet, de nombreux produits peuvent induire une somnolence, certains étant plus souvent en cause. Par exemple :

  • les sédatifssédatifs
    Se dit de tout médicament capable de diminuer l'anxiété, la tension émotionnelle et l'insomnie.
    hypnotiques ;
  • les neuroleptiques ;
  • les antidépresseurs ;
  • les anxiolytiques ;
  • certains antihistaminiquesantihistaminiques
    Médicaments qui empêchent la libération de l'histamine, substance responsable des réactions allergiques.
     ;
  • certains antiépileptiques ;
  • certains antalgiques ;
  • certains antihypertenseurs (médicaments contre l’hypertension artérielle) ;
  • les amphétamines et stimulants apparentés ;
  • les opiacés ;
  • la cocaïne.

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS)

Il se caractérise par la survenue d'obstructions fréquentes (complètes ou partielles) des voies respiratoires de l'arrière-gorge, durant le sommeil nocturne. Ce phénomène est responsable d'interruptions (apnées) ou de réductions (hypopnées) de la respiration. Le sommeil étant alors de mauvaise qualité, une somnolence et des endormissements incontrôlables peuvent apparaître pendant la journée.

Consulter l’article "Qu’est-ce que l’apnée du sommeil ?"

La narcolepsie

Cette somnolence sévère se manifeste par des épisodes brusques d’endormissement de 10 à 15 minutes, irrésistibles et très récupérateurs. La maladie serait due à la dégénérescence de neurones située dans l'hypothalamus (région à la base du cerveau), qui sécrètent des neurotransmetteursneurotransmetteurs
Substances chimiques permettant les transferts d’information entre les neurones.
(hypocrétines ou "orexines") impliqués dans les mécanismes du sommeil.

On différencie trois formes de narcolepsie, les deux premières touchant surtout les jeunes :

  • La narcolepsie avec cataplexie (ou "maladie de Gélineau") cause une somnolence diurne variable avec des épisodes d’endormissements irrésistibles, plusieurs fois par jour, à n’importe quelle heure. Ces signes s’accompagnent d’une cataplexie. Il s’agit d’un effondrement musculaire qui peut être partiel (tête, mâchoire, bras, mains) ou, plus rarement, généralisé (avec chute). Il survient à l’occasion d’une surprise, d’une émotion (généralement agréable) ou d’un rire. D’autres symptômes peuvent s’y associer, comme des hallucinations,  des paralysies du sommeil (impossibilité de bouger ou parler pendant quelques secondes au réveil) voire un somnambulisme. Cette forme de la maladie surviendrait en présence de certains facteurs génétiques ou auto-immuns.
  • La narcolepsie sans cataplexie est de cause mal connue, et souvent mal diagnostiquée (en raison de l’absence d’épisodes de cataplexie, qui aident à identifier la maladie).
  • La narcolepsie liée à une maladie neurologique survient après une sclérose en plaques, une tumeur cérébrale ou une maladie dégénérative (ex. : maladie de Parkinson).

L’hypersomnie (augmentation pathologique de l’aptitude au sommeil)  idiopathique (sans cause diagnostiquée)

Cette pathologie rare débute avant 25 ans et touche les deux sexes. Elle peut prendre deux formes :

  • Avec allongement de la durée du sommeil, elle entraine une somnolence diurne excessive et un ou deux endormissements quotidiens. Généralement, ils sont moins irrésistibles que dans la narcolepsie, mais l’assoupissement est de longue durée. Parallèlement, le sommeil de nuit est allongé (10 heures au moins) et de bonne qualité. Quant au réveil matinal et après la sieste, il est extrêmement difficile.
  • Sans allongement de la durée du sommeil, on observe aussi une somnolence diurne excessive plus ou moins continue, accompagnée de siestes. Toutefois, la qualité du réveil et la durée du sommeil nocturne sont normales (le sommeil de nuit peut être légèrement allongé, mais reste inférieur à 10 heures).

Les hypersomnies rencontrées dans d’autres maladies

Elles peuvent apparaître en cas de pathologies :

Ces hypersomnies peuvent aussi être les séquelles d’un traumatisme crânien. D’autres formes d’hypersomnie existent, mais qu’elles sont rarissimes.

LIENS UTILES

La narcolepsie et l’hypersomnie idiopathiqueidiopathique
Se dit d'une affection pour laquelle aucune cause n'est trouvée.
sont des maladies rares : elles touchent moins d’une personne sur 2 000. Si vous souhaitez vous informer sur l’une de ces affections, vous exprimer librement et être écouté, appelez Maladies Rares Info services au 0 810 63 19 20. Une équipe de professionnels répondra à toutes vos questions.

Vous pouvez aussi consulter le dossier dédié à la narcolepsie sur le site Orphanet, le portail des maladies rares.

Les conséquences de la somnolence diurne excessive

Elles comprennent :

  • un risque accru d’accidents de la route, du travail ou domestiques ;
  • une altération des performances scolaires ou professionnelles ;
  • des difficultés sociales et familiales.
Sources
  • La revue du praticien. Somnolence diurne excessive. Site internet : Société française de recherche et médecine du sommeil. Saint-Cloud (France) ; 2007 [consulté le 1er avril 2015]
  • Haut conseil de la santé publique. Numéro thématique – Épidémiologie des troubles du sommeil. Bull Epidemiol hebd. 2012;44-45.
  • Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV). Tout savoir sur le sommeil. Site internet : INSV. Paris ; 2015 [consulté le 1er avril 2015]
  • Ministère de la santé et des solidarités. Rapport sur le thème du sommeil. Site internet : Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes. Paris ; 2006 [consulté le 1er avril 2015]
  • Orphanet. Narcolepsie-cataplexie. Site internet : Orphanet. Paris ; 2009 [consulté le 1er avril 2015]
  • Orphanet. Narcolepsie sans cataplexie. Site internet : Orphanet. Paris ; 2009 [consulté le 1er avril 2015]
 
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