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La consultation et le traitement en cas de somnolence diurne
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Somnolence diurne

Mis à jour le 21 décembre 2015

La consultation et le traitement en cas de somnolence diurne

Une consultation peut être nécessaire. Elle permet d’identifier les différentes causes de somnolence. Selon les origines de la somnolence diurne, les traitements peuvent être très variés : augmentation du temps de sommeil quotidien, modification des prescriptions médicamenteuses, prise de médicaments psychostimulants, soins en lien avec une maladie associée, etc.

La consultation médicale en cas de somnolence diurne

Votre médecin traitant vous interroge d'abord sur votre somnolence, puis il vous examine.

Afin de poser son diagnostic, il dispose aussi de plusieurs échelles d’appréciation (dont celle d’Epworth). Des tests très sensibles lui permettent notamment d’estimer avec finesse les conséquences de la somnolence sur certaines activités. Ils évaluent la capacité à percevoir un signal et à y répondre, à mémoriser, calculer, conduire, etc. En cas de somnolence excessive, les résultats peuvent être perturbés alors même que la personne testée ne perçoit aucun changement.

Votre médecin peut aussi demander un avis médical spécialisé et des examens complémentaires, notamment un bilan du sommeil. Celui-ci est souvent pratiqué dans des unités du sommeil, où l’on réalise diverses mesures objectives :

Une polysomnographie

Il s’agit d’un enregistrement du sommeil réalisé soit sur une nuit, soit sur une nuit et une journée. Il peut se faire à domicile ou durant une hospitalisation nocturne.

Des tests itératifs de latence d’endormissement (TILE)

Cet examen s’effectue dans la journée. Le patient est allongé dans une pièce sombre et calme et doit se laisser aller au sommeil. Après 20 minutes de sieste maximum, il est réveillé par le technicien qui surveille l’enregistrement. Au total, la personne effectue ainsi 4 à 6 siestes, séparées par un intervalle de 2 heures. Les TILE permettent de diagnostiquer certaines maladies comme la narcolepsie, et de quantifier la rapidité à s’endormir dans des conditions favorables.

Des tests de maintien de la veille (TME)

Ils sont également répétés toutes les 2 heures, mais les conditions sont différentes : le patient est en position semi-allongée, dans une ambiance calme et peu éclairée, et doit résister au sommeil pendant 20 minutes. Cet examen permet de vérifier qu’il dispose d’une vigilance entièrement normale, et en particulier de contrôler l’efficacité d’un traitement sur la somnolence diurne.

D’autres examens de la vigilance sont parfois effectués, selon les besoins. Dans certains cas, un bilan biologique est aussi nécessaire. Il peut comprendre notamment une mesure du taux d’hypocrétine-1 (ou "orexine A"), neurotransmetteurneurotransmetteur
Substances chimiques permettant les transferts d’information entre les neurones.
 contenu dans le liquide céphalorachidienliquide céphalorachidien
Liquide circulant autour du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) et à l’intérieur du cerveau (dans les quatre ventricules).
, si le médecin suspecte une narcolepsie avec cataplexie. Chez 90 % des patients atteints, cet examen montre en effet un taux d’hypocrétine-1 très bas (inférieur à 110 pg/mL). Sa réalisation nécessite une ponctionponction
Geste qui consiste à introduire une aiguille dans une partie du corps afin de prélever du tissu, du liquide ou du sang, en fonction du type d'analyse à réaliser.
lombaire.

LIEN UTILE

Pour connaître l’adresse du centre du sommeil le plus proche de chez vous, vous pouvez consulter le site de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV).

Le traitement de la somnolence diurne

Le traitement de la somnolence dépend de sa cause.

En cas de manque chronique de sommeil

La solution la plus efficace consiste à dormir une heure de plus chaque nuit ou à faire une sieste l’après-midi.

Pour traiter une somnolence due à la prise de médicaments

Votre médecin vous recommande l’arrêt ou le remplacement du produit en cause.

Pour soigner les apnées du sommeil

Selon les cas, on peut mettre en place différents traitements pour éviter le blocage des voies aériennes (ventilation nocturne en pression positive continue, port d’une orthèseorthèse
Appareillage orthopédique qui compense, soutient, immobilise ou protège une partie déficiente du corps.
d’avancée mandibulaire, etc.)
Consulter l’article "Quels sont les traitements de l'apnée du sommeil ?"

En cas de somnolence survenant au cours de certaines maladies

Le traitement de la maladie en cause dans la survenue de la somnolence (hypothyroïdie, maladie rénale chronique, maladie de Parkinson…..) améliore la vigilance diurne.

En cas de narcolepsie.

On prescrit des médicaments stimulant la vigilance (psychostimulants), très efficaces contre les endormissements (modafinil ou, en l’absence d’amélioration, méthylphénidate). Leur usage est très réglementé, la première prescription devant être faite par un neurologue, un médecin exerçant dans un centre du sommeil ou en milieu hospitalier. En effet, ces produits peuvent avoir des effets secondaires cutanés, cardiovasculaires ou psychiatriques (troubles du comportement, pensées anormales, idées suicidaires). Pour ces raisons :

  • la dose efficace est établie progressivement, selon les réactions de chaque patient ;
  • la prise de ces substances doit impérativement être signalée à votre pharmacien et à tout nouveau médecin consulté.

Le cas échéant, signalez rapidement à l’équipe médicale tout effet secondaire au traitement. Par ailleurs, ces produits sont contre-indiqués chez :

En cas de crises de cataplexie, le médecin peut aussi prescrire de l’oxybate de sodium. Cette substance présente des effets secondaires tels que des vertiges, nausées, céphalées et, plus rarement, des troubles respiratoires graves et neuropsychiatriques.

Si vous prenez un traitement contre la narcolepsie, soyez également très vigilant sur les interactions possibles avec d’autres produits, en particulier les neuroleptiques (agissant sur le psychisme pour traiter notamment les psychoses) et les pilules contraceptives.

En cas d'échec de ces traitements, un médicament nommé Wakix° (pitolisant) peut être prescrit à un adulte présentant une narcolepsie avec ou sans catalepsie.

Il est parfois nécessaire de soigner de façon indépendante d’éventuels symptômes associés à la narcolepsie (ex. : hallucinations).

Sources
  • La Revue du Praticien. Somnolence diurne excessive. Site internet : Société française de recherche et médecine du sommeil. Saint-Cloud (France) ; 2007 [consulté le 1er avril 2015]
  • Centre national de référence narcolepsie et hypersomnie (CNRNH). "Trop dormir, une maladie ?". Site internet : CNRNH. Montpellier (France) ; 2014 [consulté le 1er avril 2015]
  • Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). XYREM. Site internet : ANSM. Saint-Denis (France) ; 2012 [consulté le 1er avril 2015]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Place et conditions de réalisation de la polysomnographie et de la polygraphie respiratoire dans les troubles du sommeil – Rapport d'évaluation. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 1er avril 2015]
  • Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Restriction des indications du modafinil (Modiodal 100 mg, comprimé) – Lettre aux professionnels de santé. Site internet : ANSM. Saint-Denis (France) ; 2011 [consulté le 1er avril 2015]
  • Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Méthylphénidate : données d’utilisation et de sécurité d’emploi en France. Site internet : ANSM. Saint-Denis (France) ; 2013 [consulté le 1er avril 2015]
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Consulter la brochure éditée par l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) sur les hypersomnies et leur traitement :

"Je dors trop"

brochure Carnet-INSV-Hypersomnies