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Le traitement de la rectocolite hémorragique
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Rectocolite hémorragique

Mis à jour le 21 janvier 2016

Le traitement de la rectocolite hémorragique

Le traitement de la rectocolite hémorragique (RCH) soigne les poussées, prévient les rechutes et contribue au confort du patient. L’équipe médicale prescrit notamment des médicaments à action anti-inflammatoire. S’ils ne sont pas efficaces ou en cas de complications, un traitement chirurgical est parfois indiqué. Enfin, lors des poussées de RCH, un régime alimentaire adapté permet de modérer les symptômes.

Même s’il n’existe pas encore de traitement pour guérir la rectocolite hémorragique (RCH), les soins actuels permettent le plus souvent d’éliminer les symptômes sur de longues périodes.

Comme le diagnostic, la prise en charge est coordonnée par le médecin traitant et un gastroentérologue. Elle est assurée par une équipe pluridisciplinaireéquipe pluridisciplinaire
Équipe composée de professionnels de santé de spécialités différentes.
, dont la composition varie selon chaque cas (radiologue, ophtalmologiste, rhumatologue, diététicien, infirmier, médecin du travail ou scolaire, assistante sociale, psychiatre ou psychologue, etc.)

Le gastroentérologue définit un traitement adapté à chaque situation, avec plusieurs objectifs :

  • soigner les poussées et les éventuelles complications ;
  • prévenir les rechutes ;
  • maintenir un état nutritionnel correct (notamment si c’est un enfant qui est atteint, pour permettre une croissance satisfaisante) ;
  • assurer un soutien psychologique et améliorer la qualité de vie ;
  • mieux informer le patient et ses proches.

Le traitement médical de la rectocolite hémorragique

Les médicaments sont utilisés pour le traitement des poussées et également en traitement d'entretien continu ou prolongé pour prévenir les rechutes.
Différents types de médicaments peuvent être prescrits selon l’évolution de la maladie :

  • Les dérivés de l’acide aminosalicylique
    Pris par voie rectale ou orale, ces médicaments ont un effet anti-inflammatoire sur les muqueusesmuqueuses
    Tissu fin tapissant la paroi interne des cavités naturelles.
    intestinales. Ils permettent de traiter les poussées et de prévenir les rechutes de RCH. Il en existe de deux types : le 5-ASA (généralement le premier prescrit) et le 4-ASA (indiqué lorsque les lésions liées à la maladie s’étendent).
  • Les corticoïdes
    Ils ont également une action anti-inflammatoire lors des poussées, et sont administrés par voie rectale ou orale. On les utilise en cas d’échec ou d’intolérance au traitement par 4-ASA. La prescription doit être rigoureusement suivie (arrêt dégressif du traitement après la poussée, recommandations diététiques).
  • Les immunomodulateursimmunomodulateurs
    Médicaments possédant des effets stimulants ou inhibiteurs sur le système immunitaire. Ils sont utilisés pour compenser le dérèglement de ce système souvent impliqué dans les maladies auto-immunes dont la sclérose en plaques.

    Ces médicaments (azathioprine, anti-TNF) influent sur le déroulement des réactions immunitaires de l’organisme. Ils sont prescrits dans certains cas de RCH, avec un suivi renforcé du médecin traitant et du gastroentérologue.

En cas de complications infectieuses, les antibiotiques sont indispensables et doivent être pris en respectant strictement les conseils du médecin.

En cas d'anémie par carence en fer, un traitement par fer est nécessaire. Il est pris par voie orale.

Le traitement chirurgical de la rectocolite hémorragique

L’intervention est nécessaire si les médicaments se révèlent insuffisants pour contrôler les symptômes, ou lorsqu’un cancer du côlon est détecté.

L’opération habituelle consiste à enlever totalement le côlon (dans ce cas, la partie terminale de l’intestin grêle est suturée au rectum), avec éventuellement ablation du rectum (dans ce cas, la partie terminale de l’intestin grêle est suturée au canal anal).

Si  le chirurgien ne peut pas suturer bout à bout les parties saines de l’intestin, celui-ci est alors fixé à une ouverture rélisée sur la paroi de l’abdomenabdomen
Partie inférieure du tronc séparée du thorax par le diaphragme et limitée en bas par le bassin.
. Par cette ouverture, le contenu de l’intestin est évacué dans une poche qu’il faut changer régulièrement. Cette abouchement à la peau, appelé stomie (ou anus artificiel), est temporaire et reste en place jusqu’à ce que la continuité du tube digestif puisse être rétablie.

Après l’intervention, certains inconvénients peuvent apparaître : besoin fréquent d'aller aux toilettes, persistance de l'inflammation au niveau du rectum s’il a été laissé en place. 

En cas de complications (hémorragie, perforation…), des gestes chirurgicaux d’urgence sont nécessaires.

Des règles nutritionnelles à respecter

Lors des poussées de RCH, un régime sans fibres est conseillé pour ne pas accentuer les symptômes. Un diététicien peut alors aider son patient à adopter une alimentation qui couvrira tous ses besoins.

En revanche, après chaque poussée, il est indispensable de revenir à un régime normal pour conserver un bon équilibre nutritionnel.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Rectocolite hémorragique évolutive. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2008 [consulté le 31 mars 2015]
  • Orphanet. Rectocolite hémorragique. Site internet : Orphanet. Paris ; 2010 [consulté le 31 mars 2015]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Rectocolite hémorragique évolutive. Liste des actes et prestations Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2011 [consulté le 31 mars 2015]
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