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Symptômes et diagnostic du prolapsus génital
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Prolapsus génital

Mis à jour le 8 juillet 2015

Symptômes et diagnostic du prolapsus génital

Gêne dans le bas-ventre, troubles sexuels, troubles urinaires… peuvent révéler la présence d’un prolapsus. Pour confirmer le diagnostic, une consultation médicale est indispensable. L'examen clinique est complété par un bilan gynécologique et urologique.

Reconnaître les symptômes du prolapsus génito-urinaire

Les signes du prolapsus sont variables. Selon les cas, il est ainsi possible de ressentir :

  • une gêne dans le bas-ventre, comme une pesanteur ou une douleur (parfois augmentée en position debout prolongée ou en fin de journée et diminuant couché ou au repos) ;
  • une boule au niveau de la vulve, en position debout, à l’effort ou accroupie ;
  • des troubles urinaires, à savoir des besoins trop fréquents ou urgents, une difficulté à uriner ou une incontinence urinaire d’effort ;
  • des troubles sexuels. Par exemple, une gêne lors des rapports sexuels, des saignements après l’acte sexuel, une sensation de béance vulvaire (ouverture anormalement grande du vagin) ;
  • plus rarement et plus tardivement, des troubles digestifs tels que des troubles de la défécationdéfécation
    Expulsion des matières fécales.
    ou une incontinence anale (perte des matières fécales).

Examen et diagnostic du prolapsus génito-urinaire

Pour confirmer le diagnostic de prolapsus et mesurer son importance, le médecin procède à un examen gynécologique. Il met en place un spéculumspéculum
Instrument fait de plastique ou de métal inséré dans une cavité naturelle afin d’en écarter les parois.
, puis demande à la patiente d’effectuer des poussées.
L’objectif est d’identifier l’organe concerné par le glissement (vessie, utérus, etc.) et de qualifier ainsi le prolapsus (cystocèle, hystérocèle, etc.).
Pendant cette consultation, le médecin pratique également un toucher vaginal et un toucher rectal, afin d’apprécier le tonus et la force de contraction des muscles périnéaux.

Examen gynécologique : position du spéculum dans le vagin

©L'Assurance Maladie 2014
©L'Assurance Maladie 2014

Des examens complémentaires sont ensuite habituellement prescrits :

  • une analyse d’urines ;
  • un bilan urodynamique pour rechercher une incontinence urinaire associée. Il peut en effet arriver qu’une incontinence soit masquée par la présence du prolapsus, dont la masse appuie parfois sur l’urètreurètre
    Canal qui conduit l'urine de la vessie à l'extérieur où il s'ouvre par le méat urétral .Chez l'homme, il conduit aussi le sperme.
    . La détecter permet ainsi d’éviter les fuites urinaires qui pourraient apparaître après la correction du prolapsus ;
  • une IRM pelvienne.

Peuvent également s’y ajouter :

  • une échographie des organes génitaux (ovairesovaires
    Organe de l’appareil reproducteur féminin, produisant les ovules et secrétant les hormones sexuelles : les œstrogènes et la progestérone.
    et utérus) et urinaires ;
  • un colpocystogramme, c’est-à-dire une radiographie des organes pelviens avec injection de produit de contraste (de plus en plus souvent remplacé par l’IRM).

A VOIR - Prolapsus, le relâchement des muscles

Si vous n'avez pas accès à cette solution, voici la transcription textuelle du contenu de la vidéo :

Cette vidéo, diffusée par le magazine de la santé Allo Docteur sur France 5, revient sur le diagnostic du prolapsus et les examens nécessaires.

Tous droits réservés à Pulsations Multimedia-« Allodocteurs.fr »- site du portail du groupe France Télévisions spécialisé sur la thématique de la santé.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Soutènement vésical par implant de renfort synthétique, par voie transvaginale et par voie transobturatrice. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (Paris);2012 [consulté le 7 juillet 2015]
  • G. Bader, M. Koskas. Prolapsus des organes pelviens. Du symptôme à la prise en charge thérapeutique. EMC - AKOS (Traité de Médecine) 2008:1-8 [Article 3-1280].
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