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Paludisme, filariose lymphatique, encéphalite japonaise, fièvre jaune : une prévention spécifique
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Prévenir les maladies transmises par les moustiques

Mis à jour le 22 décembre 2015

Paludisme, filariose lymphatique, encéphalite japonaise, fièvre jaune : une prévention spécifique

Outre les mesures pour éviter les piqûres, la prévention du paludisme passe par la prise de médicaments avant, pendant et après le séjour. La filariose lymphatique fait aussi l’objet d’un traitement préventif à grande échelle dans les zones concernées. Pour certaines personnes et destinations, il est indispensable ou recommandé de se faire vacciner contre la fièvre jaune et l’encéphaliteencéphalite
Inflammation plus ou moins étendue du cerveau (encéphale)
japonaise.

La chimioprophylaxie pour prévenir le paludisme

Vous allez séjourner dans une région où le paludisme est présent en permanence (zone endémique) ? Votre médecin traitant vous propose un traitement médicamenteux préventif (chimioprophylaxie). Vous devez le prendre obligatoirement en association avec des mesures pour vous protéger des piqûres.
Consulter l’article : La prévention commune à toutes les maladies transmises par les moustiques

Le choix d’un produit préventif tient compte :

  • des zones de séjour selon les résistances aux médicaments antipaludéensantipaludéens
    Médicament utilisé dans la prévention et le traitement du paludisme.
     (ou antipaludiques) ;
  • des zones géographiques de faible à forte transmission ;
  • des conditions, de la durée et de la période de séjour ;
  • de l’âge, du poids et de l’état de santé du voyageur ;
  • d’une possible interaction avec d’autres médicaments ;
  • d’une précédente intolérance à un antipaludique ;
  • d’une grossesse (en cours ou envisagée) ;
  • des possibilités d’observance du traitement, en fonction des modalités de prise ;
  • des capacités financières du voyageur.

Les médicaments assurant la prévention :

  • Chloroquine. La prise est à débuter le jour de l’arrivée dans la zone à risque, et à continuer 4 semaines après avoir quitté la zone d’endémieendémie
    Persistance habituelle dans une région d'une maladie qui s'y manifeste de façon périodique ou permanente.
    .
  • Association chloroquine et proguanil. La prise est à débuter le jour de l’arrivée dans la zone à risque, et à poursuivre 4 semaines après avoir quitté la zone d’endémieendémie
    Persistance habituelle dans une région d'une maladie qui s'y manifeste de façon périodique ou permanente.
    .
  • Association atovaquone et proguanil. La prise est à débuter le jour de l’arrivée dans la zone à risque, et à poursuivre 1 semaine après avoir quitté la zone d’endémieendémie
    Persistance habituelle dans une région d'une maladie qui s'y manifeste de façon périodique ou permanente.
    .
  • Méfloquine. La prise est à débuter au moins 10 jours avant l’arrivée dans la zone à risque, et à continuer 3 semaines après avoir quitté la zone d’endémieendémie
    Persistance habituelle dans une région d'une maladie qui s'y manifeste de façon périodique ou permanente.
    .
  • Doxycycline. La prise est à débuter le jour de l’arrivée dans la zone à risque, et à poursuivre 4 semaines après avoir quitté la zone d’endémieendémie
    Persistance habituelle dans une région d'une maladie qui s'y manifeste de façon périodique ou permanente.
    .
POINT VIGILANCE

Pour suivre un traitement antipaludique préventif :

  • ne décidez pas seul des substances à prendre, mais adressez-vous à votre médecin traitant ;
  • n’achetez pas les antipaludiques à l’étranger en raison du grand nombre de contrefaçons ;
  • respectez la posologie et la durée du traitement, même si vous n’êtes pas malade en rentrant de voyage. En effet, selon la molécule prescrite, le parasite peut encore se manifester 1 à 4 semaines après votre retour ;
  • si les médicaments présentent des effets secondaires gênants, n’interrompez pas les prises de vous-même. Consultez un médecin, qui vous proposera éventuellement un autre produit.

Filariose lymphatique : une prévention à grande échelle

Dans les zones où des cas de filariose lymphatique sont recensés, un traitement de chimioprévention est prescrit à toute la population. Associant deux anti-parasitaires, il se prend une fois par an, en dose unique. En supprimant les microfilaires, il réduit la transmission de la maladie aux moustiques et sa propagation.
Consulter l’article : Les maladies parasitaires transmises par les moustiques

Se faire vacciner contre la fièvre jaune et l’encéphalite japonaise

Ce sont les deux seules maladies virales transmises par les moustiques pour lesquelles il existe des vaccins, assurant une immunitéimmunité
Protection naturelle ou acquise d'un organisme contre un agent infectieux ou toxique.
en cas de contamination.

La vaccination contre la fièvre jaune

Obligatoire pour les résidents de Guyane française, elle est également indispensable pour tout séjour en zone endémique (régions intertropicales d’Afrique et d’Amérique du Sud), même en l’absence d’obligation administrative. L’injection doit être réalisée au moins 10 jours avant le départ, la protection restant ensuite efficace pendant 10 ans.

Le vaccin utilisé, dit "amaril", est disponible seulement dans les centres de vaccination antiamarile.  Produit à partir du virus vivant atténué, le produit stimule le système immunitairesystème immunitaire
Système de défense de l'organisme contre les maladies
. Ainsi, l'organisme pourra se défendre en cas d’infection par le virus actif. Toutefois, l’emploi de ce produit est contre-indiqué :

  • avant l’âge de 9 mois (sauf en cas d’épidémie, une injection pouvant alors être réalisée entre 6 et 9 mois) ;
  • chez la femme enceinte (sauf si le risque d’infection est très élevé) ;
  • pendant les 6 premiers mois d’allaitement (sinon, celui-ci doit être interrompu pendant 2 semaines après la vaccination) ;
  • chez les personnes immunodéprimées.

Lorsque la vaccination ne peut pas être réalisée, les voyages en zone endémique sont formellement déconseillés.

La vaccination contre l’encéphalite japonaise

Il est recommandé de la pratiquer avec le vaccin Ixiaro®, contenant un virus inactivé (sans pouvoir infectieux, mais capable de stimuler les défenses immunitaires). Ce vaccin est aussi disponible dans les centres de vaccination antiamarile uniquement. Deux injections sont réalisées à 28 jours d’intervalle. Pour les adultes, un rappel est effectué 12 à 24 mois après la deuxième injection, obligatoirement avec le même vaccin. Le rappel n’est pas recommandé pour les enfants et adolescents de moins de 18 ans.

La vaccination est conseillée pour les voyageurs de plus de 2 mois, qui vont en Asie ou en Océanie dans les circonstances suivantes :

  • séjour (même court) impliquant de nombreuses activités d’extérieur dans une région endémique, en particulier rurale ;
  • expatriation dans un pays situé dans la zone de circulation du virus ;
  • toute autre situation jugée à risque par le médecin vaccinateur.
Sources
  • Institut de veille sanitaire (InVS). Recommandations sanitaires pour les voyageurs, 2015 BEH n° 21-22, 9 juin 2015. Site internet : InVS. Saint-Maurice (France) ; 2015 [consulté le 26 mai 2015]
  • Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Recommandations d’utilisation des répulsifs et biocides contre les moustiques. Site internet : Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Paris ; 2014 [consulté le 26 mai 2015]
  • Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Moustiques vecteurs de maladie. Site internet : Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Paris ; 2015 [consulté le 26 mai 2015]
  • Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). Maladies transmises par les moustiques. Site internet : Inpes. Saint-Denis (France) ; 2011 [consulté le 26 mai 2015]
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LIENS UTILES

Pour en savoir plus sur la prophylaxie en fonction du pays de destination, consulter les Recommandations sanitaires pour les voyageurs, 2015.

 

Consulter la liste des centres de vaccination antiamarile sur le site du ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes.