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Les maladies virales transmises par les moustiques : chikungunya, dengue, maladie à virus Zika, fièvre jaune, encéphalite japonaise et fièvre du Nil occidental
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Mis à jour le 13 septembre 2016

Les maladies virales transmises par les moustiques : chikungunya, dengue, maladie à virus Zika, fièvre jaune, encéphalite japonaise et fièvre du Nil occidental

Dans de nombreuses régions du monde, des moustiques peuvent inoculer à l’homme des virus responsables d'infections parfois sévères (chikungunya, dengue, maladie à virus Zika, fièvre jaune, encéphaliteencéphalite
Inflammation plus ou moins étendue du cerveau (encéphale)
japonaise, fièvre du Nil occidental). Ces maladies provoquent de la fièvre et des symptômes souvent similaires (maux de tête, douleurs musculaires, nausées, etc.) Leur diagnostic repose sur des analyses sanguines. Le traitement vise à soulager les symptômes.

Le chikungunya

Cette maladie est transmise par des moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus. Ce dernier est appelé couramment moustique tigre car il présente des rayures noires et blanches sur le corps et sur les pattes. Les deux espèces piquent plutôt le jour et peuvent également inoculer d'autres virus (par exemple, celui de la dengue).

Le chikungunya est présent de façon permanente (ou endémique) en Afrique, en Asie  et dans le sous-continent indien.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le moustique tigre (Aedes albopictus) est présent en France métropolitaine depuis 2004

À partir de cette date, cet insecte s’est développé de manière significative dans une vingtaine de départements du Sud de la France, où il s’est implanté durablement. En 2014, il a été repéré ponctuellement dans 16 autres départements, et à Paris. Ce phénomène expose au risque de transmission autochtone (locale) des virus du chikungunya et de la dengue.

Ainsi, entre le 1er mai et le 30 novembre 2014, dans les 18 départements méridionaux alors concernés :

  • pour le chikungunya, 443 cas importés ont été identifiés avec certitude (ainsi qu’un foyer autochtone de 11 cas dans l’agglomération de Montpellier) ;
  • pour la dengue, 163 cas importés et 4 autochtones (en région PACA) ont été confirmés ;
  • 6 personnes avaient aussi contracté les deux maladies à la fois lors d’un séjour à l’étranger.

Consulter :
l'article : Maladies transmises par les moustiques : les mécanismes de contamination
la carte d’implantation du moustique tigre en métropole début 2015, sur le site du ministère de la Santé

Symptômes du chikungunya

Le chikungunya se manifeste 2 à 12 jours après la piqûre par un moustique infecté. Les signes de la maladie peuvent être variés (ils se révèlent parfois similaires à ceux de la dengue) :

  • fièvre élevée, d’apparition brutale ;
  • courbatures et douleurs articulaires (arthralgies) souvent invalidantes, obligeant la personne à se tenir voûtée (d’où le nom de "chikungunya", qui signifie "homme courbé" dans la langue africaine makondée) ;
  • maux de tête, nausées, fatigue et éruption cutanée (au niveau du tronc et des membres).

Dans certains cas, les symptômes restent légers et l'infection passe inaperçue.

Les douleurs aux articulations disparaissent généralement au bout de quelques jours à quelques semaines, et le rétablissement est complet. Parfois, les arthralgies persistent plusieurs mois à plusieurs années, les complications graves demeurant rares.

Diagnostic et traitement du chikungunya

Le diagnostic du chikungunya repose sur des tests sanguins sérologiques (étude du sérum, l’un des composants du sang) et la recherche du virus dans le sang.

Actuellement, il n'existe pas de médicament permettant de guérir la maladie. Le traitement a surtout pour but d'atténuer les symptômes, notamment les douleurs articulaires (prise d’antipyrétiquesantipyrétiques
Médicaments qui abaissent la température corporelle, utilisé dans le traitement de la fièvre.
et d’antalgiques, bonne hydratation).

La dengue

Cette maladie est transmise par des moustiques femelles infectés, qui piquent également plutôt le jour (Aedes aegypti, et plus rarement Aedes albopictus).

La dengue est présente dans toutes les régions tropicales et subtropicales, en particulier dans les zones urbanisées. Elle s’est propagée rapidement dans le monde (Amériques, Chine, Japon) et notamment en Europe, y compris en France.

Symptômes de la dengue

Les premiers signes apparaissent 4 à 10 jours après la contamination par un moustique porteur du virus :

  • forte fièvre (40 °C) accompagnée de maux de tête intenses ;
  • douleurs rétro-orbitaires (derrière les yeux), musculaires voire articulaires ;
  • nausées et vomissements ;
  • adénopathie (augmentation du volume des ganglions) ;
  • éruption cutanée.

Les symptômes persistent en général 2 à 7 jours.

Chez les personnes fragiles essentiellement, une complication rare est possible : la dengue sévère, dite "hémorragique". Les signes d’alerte surviennent 3 à 7 jours après les premiers symptômes de la maladie :

  • baisse de la température (sous 38 °C) ;
  • douleurs abdominales marquées et vomissements persistants avec présence de sang ;
  • saignements des gencives ;
  • respiration rapide ;
  • fatigue, agitation.

Diagnostic et traitement de la dengue

Pour identifier la maladie, des analyses sanguines sont réalisées. Elles permettent soit d’isoler le virus dans le sang, soit d’identifier les anticorps fabriqués par l’organisme (qui lutte contre l’infection).

Par ailleurs, il n’existe pas encore de médicament contre la dengue : le traitement soigne seulement les symptômes. En outre, la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et d’aspirine est contre-indiquée (risque d’hémorragie dans les formes sévères de la maladie).

La maladie à virus Zyka

Le virus Zika est transmis à l'homme par l’intermédiaire d’une piqure de moustique Aedes. Il se transmet également entre les personnes par voie sexuelle.

Une épidémie à virus Zika se propage depuis mai 2015 sur le continent américain et depuis décembre 2015 dans des départements français d’Amérique (Guyane, Guadeloupe, Martinique) et à Saint Martin.

Les symptômes apparaissent 3 à 12 jours après la piqûre de moustique et se manifestent de la manière suivante :

  • syndrome grippal (fièvre, maux de tête, courbatures),
  • conjonctivite avec douleurs oculaires et yeux rouges,
  • œdème des mains et des pieds, 
  • éruption cutanée.

Dans une très grande majorité des cas, la maladie provoque peu de symptômes et guérit en 2 à 7 jours.

Le traitement par paracétamol soulage les symptômes (fièvre, douleurs...). Il est important de bien boire pour assurer une bonne hydratation. La prise d'anti-inflammatoires et d'aspirine est contre-indiquée.

Des complications neurologiques sont possibles chez les malades.
Des malformations congénitales touchant essentiellement le système nerveux ont été observées chez des nouveaux-nés dont la mère a été contaminée par le virus au cours de la grossesse.


Conseils aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse

Si vous résidez dans les zones touchées par l'épidémie ou si vous devez impérativement vous y rendre, voici quelques conseils :

  • consultez un médecin pour une information adaptée et un suivi médical renforcé,
  • suivez les recommandations des autorités locales,
  • adoptez les mesures de protection individuelle contre les moustiques,
  • n'ayez pas de relations sexuelles sans protection (préservatif) pendant la durée de votre grossesse,
    Consulter l'article : Comment se protéger des piqûres de moustiques ?
  • si vous avez des symptômes évocateurs, consultez immédiatement,
  • si vous quittez la zone à risque, signalez à votre médecin votre séjour en zone d'épidémie.

Si vous souhaitez vous rendre à Saint-Martin, dans les départements français d’Amérique (Guyane, Martinique, Guadeloupe) ou dans les pays où sévit le Zika, il est recommandé un report de leur voyage.

Pour en savoir plus sur la maladie à virus Zyka et obtenir les dernières informations, consulter le site du Ministère des Affaires sociales et de la Santé

La fièvre jaune

Cette maladie hémorragique aiguë est due au virus amaril. Celui-ci circule via des moustiques Aedes et Haemogogus infectés qui le transmettent aux singes et à homme. Les régions endémiques sont situées en Afrique et en Amérique latine. Dans le monde, environ 900 millions de personnes sont exposées en permanence au risque de fièvre jaune.

Symptômes de la fièvre jaune

La période d’incubationincubation
Période de latence comprise entre la pénétration du microbe dans l'organisme et l'apparition des premiers symptômes.
est de 3 à 6 jours. Elle est suivie par l’apparition de symptômes :

  • fièvre ;
  • douleurs musculaires ;
  • maux de tête ;
  • frissons ;
  • perte d’appétit ;
  • nausées voire vomissements.

L’état de la plupart des patients s’améliore ensuite, les signes disparaissant en 3 à 4 jours.

Toutefois, chez 15 % des malades, la guérison n’est qu’apparente, et une deuxième phase plus sévère apparaît 24 heures plus tard. Le patient présente alors rapidement :

  • une fièvre élevée ;
  • une jaunisse (ou "ictère") ;
  • des douleurs abdominales, accompagnées de vomissements parfois sanglants ;
  • des saignements au niveau de la bouche, du nez, des yeux ;
  • une détérioration du fonctionnement des reins.

Pour les malades présentant cette phase, dite "toxique", il existe un risque de décès.

Diagnostic et traitement de la fièvre jaune

Pour confirmer la présence de la fièvre jaune, des tests sanguins sont réalisés. Ils permettent de détecter les anticorps antiamarils, produits en réponse à l’infection.

Il n’existe pas encore de médicament spécifique contre cette infection. Le traitement prescrit aide à lutter contre la déshydratation, l'insuffisance respiratoire et la fièvre.

L’encéphalite japonaise

Cette maladie est provoquée par un virus transmis via des moustiques du genre Culex qui piquent surtout la nuit. Présente en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental, elle touche principalement les enfants. La plupart des adultes des pays d’endémieendémie
Persistance habituelle dans une région d'une maladie qui s'y manifeste de façon périodique ou permanente.
sont naturellement immunisésimmunisés
Se dit d'une personne protégée contre certaines infections, soit après une vaccination, soit après avoir présentée la maladie.
, après avoir été en contact avec l’infection dans leur jeune âge.

Symptômes de l'encéphalite japonaise

La plupart des infections par le virus de l’encéphaliteencéphalite
Inflammation plus ou moins étendue du cerveau (encéphale)
japonaise sont bénignes (sans symptômes apparents, ou avec de la fièvre et des céphalées). Toutefois, dans environ 1 cas sur 250, la maladie est très sévère, avec l’apparition brutale des signes suivants :

  • raideur de la nuque ;
  • désorientation ;
  • convulsions ;
  • paralysies pouvant entraîner le décès.

Des séquelles neurologiques ou psychiatriques sont également possibles

Diagnostic et traitement de l'encéphalite japonaise

Pour confirmer l’infection et exclure d’autres causes d’encéphaliteencéphalite
Inflammation plus ou moins étendue du cerveau (encéphale)
, des analyses biologiques sont réalisées, de préférence, sur le liquide céphalorachidienliquide céphalorachidien
Liquide circulant autour du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) et à l’intérieur du cerveau (dans les quatre ventricules).
 obtenu par ponctionponction
Geste qui consiste à introduire une aiguille dans une partie du corps afin de prélever du tissu, du liquide ou du sang, en fonction du type d'analyse à réaliser.
lombaire, ou sur le sérum sanguin.

Il n’y a pas de traitement antiviral particulier à cette maladie. Les médicaments prescrits soulagent les symptômes du patient et stabilisent son état.

Consulter l’article : Paludisme, filariose lymphatique, encéphalite japonaise, fièvre jaune : une prévention spécifique

La fièvre du Nil occidental (virus West Nile)

Le virus du Nil occidental peut causer une maladie neurologique chez l’homme. L’infection résulte le plus souvent de piqûres de moustiques infectés du genre Culex qui piquent surtout la nuit. Ces moustiques se contaminent en piquant des oiseaux infectés. Ensuite, ils piquent des êtres humains ou d’autres animaux (cheval ou autres mammifères), et peuvent leur inoculer le virus.

Ces insectes se trouvent couramment en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord, au Canada, au Venezuela et en Asie occidentale. Certaines espèces de moustiques présentes en France peuvent également être vectrices du virus West Nile. Ainsi, en 2003-2004, plusieurs cas d’infections ont été signalés chez l’homme et le cheval, en Camargue et dans le Var.

Symptômes de la fièvre du Nil occidental

La durée d’incubationincubation
Période de latence comprise entre la pénétration du microbe dans l'organisme et l'apparition des premiers symptômes.
varie en général de 3 à 14 jours. L’infection est asymptomatique chez environ 80 % des personnes touchées. Chez les autres, elle occasionne divers symptômes :

  • une fièvre ;
  • des céphalées ;
  • une asthénie (fatigue intense) ;
  • des douleurs musculaires et abdominales ;
  • des nausées et des vomissements ;
  • éventuellement, une éruption cutanée (sur le tronc) et des ganglions.

Une forme neurologique sévère de la maladie peut aussi survenir à tout âge. Les plus de 50 ans et certaines personnes immunodéprimées sont davantage exposés à ce risque. Cette affection cause chez les patients atteints :

  • des céphalées ;
  • une forte fièvre ;
  • une raideur de la nuque ;
  • une désorientation et/ou des troubles de la conscience ;
  • des tremblements et/ou des convulsions ;
  • une faiblesse musculaire ;
  • une paralysie. 

Diagnostic et traitement de la fièvre du Nil occidental

On identifie le virus du Nil occidental en l’isolant dans le sang, ou à l’aide de dosages sérologiques. Comme pour les autres infections virales transmises par les moustiques, le traitement est symptomatique.

Sources
  • Institut de veille sanitaire (InVS). Dengue et chikungunya en France métropolitaine, une surveillance nécessaire. Bull Epidemiol hebd. 2015;(13-14).
  • Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Instruction n° DGS/RI1/2015/125 du 16 avril 2015 mettant à jour le guide relatif aux modalités de mise en œuvre du plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue en métropole. Site internet : Legifrance. Paris ; 2015 [consulté le 26 mai 2015]
  • Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Moustiques vecteurs de maladie. Site internet : Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Paris ; 2015 [consulté le 26 mai 2015]
  • Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Maladie à virus Zika. Site internet : Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Paris ; 2016 [consulté le 3 février 2016]
  • Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). Maladies transmises par les moustiques. Site internet : Inpes. Saint-Denis (France) ; 2011 [consulté le 26 mai 2015]
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