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Migraine : les symptômes, les facteurs déclenchants, l'évolution
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Migraine

Mis à jour le 27 mars 2015

Migraine : les symptômes, les facteurs déclenchants, l'évolution

La migraine est une céphalée ou mal de tête pulsatilepulsatile
Animé de battements rythmés par les contractions cardiaques.
survenant par crises. Elle est accompagnée parfois de nausées ou d’une intolérance au bruit ou à la lumière. Chez certains patients, la crise est précédée de signes appelés "aura". Cette maladie est fréquente et retentit sur la qualité de vie. Son origine est liée à des facteurs génétiques complexes associés à des facteurs environnementaux.

La migraine est un mal de tête (ou "céphalée"), d’intensité variable, récurrent, le plus souvent unilatéral et pulsatilepulsatile
Animé de battements rythmés par les contractions cardiaques.
. Elle peut être accompagnée de signes digestifs ou neurologiques variés.

La maladie migraineuse est définie comme la répétition des crises migraineuses. C’est une maladie bénigne, mais qui altère la qualité de vie des personnes atteintes, avec un retentissement sur leurs relations affectives et leurs activités professionnelles. Souvent, les conséquences de cette affection sont sous-estimées par l’entourage des patients.

À quoi est due la migraine ?

La douleur de la crise migraineuse est secondaire à une inflammation des neurones et une dilatation des vaisseaux cérébraux, notamment des artères des méninges (membranes protégeant le système nerveux central : cerveau, cervelet, tronc cérébral et moelle épinière). Cette inflammation et cette dilatation sont provoquées par une stimulation nerveuse. Il s’agit donc d’un phénomène neuro-vasculaire. La survenue de la maladie migraineuse est liée à une prédisposition génétique et à des facteurs environnementaux.

Les situations déclenchant la migraine

Les facteurs déclanchant les migraines sont différents d'une personne à l'autre. Cela peut être :

  • le changement de rythme de vie : le stress, une contrariété, une relaxation soudaine (ex. : début du week-end), un excès ou un manque de sommeil, un repas sauté ou au contraire un repas trop copieux ;
  • la consommation de certains aliments ou excitants : le chocolat, la charcuterie, le tabac, le café ou l’alcool (vin blanc en particulier) ;
  • des facteurs sensoriels : le bruit, certaines odeurs ou des lumières clignotantes comme les spots en boîte de nuit ;
  • des facteurs hormonaux : chez la femme, la diminution brutale de certaines sécrétions hormonales au cours du cycle menstruel peut entraîner une migraine dite cataméniale (qui survient au moment des règles) ;
  • des conditions météorologiques : une chute brutale de la pression atmosphérique, souvent annonciatrice d’un temps pluvieux.

Les symptômes de la migraine

La crise de migraine

Chaque crise associe un ou plusieurs symptômes.

  • La douleur
    Modérée ou sévère, elle est pulsatilepulsatile
    Animé de battements rythmés par les contractions cardiaques.
    . Elle se manifeste généralement d’un seul côté de la tête, au niveau d’une tempe ou au-dessus d’un œil. Le côté atteint peut varier d’une crise à l’autre.
    Parfois, la douleur est ressentie sur les deux côtés ou à l’arrière de la tête, voire de façon diffuse (elle touche alors l’ensemble du crâne). La douleur progresse rapidement et atteint son maximum en deux à quatre heures. Elle peut réveiller la personne en fin de nuit. Elle est aggravée par les activités physiques quotidiennes (ex. : monter ou descendre un escalier), les mouvements de tête ou encore la toux. Elle retentit plus ou moins fortement sur les activités quotidiennes.
  • Les symptômes digestifs
    La migraine s’accompagne parfois de nausées et de vomissements, voire d’une pâleur du visage.
  • Les signes sensoriels
    Une difficulté à supporter le bruit (phonophobie) ou la lumière (photophobiephotophobie
    Sensation pénible produite par une lumière habituellement bien supportée par un individu sain.
    ) peut survenir durant les crises.

La crise migraineuse dite "avec aura"

Parfois, la migraine est précédée de signes neurologiques annonciateurs appelés "aura". Ces symptômes s’installent en quelques minutes et peuvent durer de 30 minutes à 1 heure. La migraine survient plus tardivement et l’aura disparaît alors totalement.
Le plus souvent, ces signes se manifestent sur le côté de la tête opposé à celui de la migraine qui va suivre. Ils peuvent différer d’une personne à l’autre, mais chaque malade présente toujours les mêmes. Le patient peut présenter :

  • des troubles visuels : ce sont les symptômes les plus fréquents (points lumineux, taches colorées, perception déformée des objets, vision floue ou perte d’une partie du champ de vision etc.) On parle alors de "migraine ophtalmique" ;
  • des troubles sensitifs (picotements des doigts ou des lèvres) ;
  • des problèmes de langage (difficulté à trouver le mot juste, sensation de manque de mot) ;
  • des troubles de l’équilibre ou des vertiges.

La crise avec aura est trois fois moins fréquente que la migraine sans aura. Bien qu’impressionnante, elle n’est pas plus grave qu’une migraine classique.

Évolution de la crise migraineuse

Sans traitement, une crise dure le plus souvent quelques heures, puis la douleur cesse totalement jusqu’à l’épisode suivant. Une sensation de fatigue peut suivre un épisode de migraine. Chez environ 10 % des personnes la crise dure plus de 2 jours. La fréquence des crises de migraine est variable d’une personne à l’autre, de quelques-unes par an à plusieurs par mois.

Des symptômes spécifiques chez l’enfant avant la puberté

La migraine de l’enfant dure moins longtemps et elle est plus souvent bilatérale. Elle est précédée par une pâleur du visage. Les troubles digestifs (vomissements, douleurs abdominales) associés sont fréquents et plus prononcés que chez l’adulte. Ils peuvent être parfois plus importants que la migraine. Ce que l’on appelait avant « crises de foie » ou « crises d’acétone » sont considérées aujourd’hui comme de véritables crises de migraine.

LE SAVIEZ-VOUS ?

La migraine est à distinguer de la céphalée de tension

La céphalée de tension est un mal de tête qui se différencie de la migraine par ses symptômes. Elle provoque une douleur moins intense, non pulsatilepulsatile
Animé de battements rythmés par les contractions cardiaques.
, plus diffuse et non aggravée par l’effort, sans signes digestifs accompagnateurs.
Comme la migraine, la céphalée de tension peut s’accompagner de phonophobie et/ou de photophobiephotophobie
Sensation pénible produite par une lumière habituellement bien supportée par un individu sain.
. Chez certaines personnes, ces deux types de maux de tête sont associés.
Consultez l’article : Les causes des maux de tête

Le cas de la migraine hémiplégique familiale

La migraine hémiplégique familiale est une maladie héréditaire dépendant d’un seul gène qui a muté. La transmission de la maladie est autosomique dominante ce qui signifie qu’une personne malade a 50 % de risque de transmettre la mutation à chacun de ses enfants. Néanmoins, le descendant ne sera pas forcément malade car la mutation ne s’exprime pas toujours et donc ne donne pas obligatoirement des crises chez tous les porteurs.
Dans cette forme particulière de migraine, la crise est caractérisée par une aura avec une paralysie transitoire associée à des troubles sensitifs, visuels ou du langage.

Sources
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Ducros A. Migraines. Site internet : Inserm. Paris ; 2013 [consulté le 10 mars 2015]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Prise en charge diagnostique et thérapeutique de la migraine chez l’adulte et chez l’enfant : aspects cliniques et économiques. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2002 [consulté le 10 mars 2015]
  • Collège des enseignants de neurologie (CEN). Migraine et algies de la face. Site internet : CEN. Paris ; 2004 [consulté le 10 mars 2015]
  • Société française d'études des migraines et céphalée (SFEMC). Maux de tête - Comprendre la migraine. Site internet : SFEMC. Paris [consulté le 10 mars 2015]
  • Ducros A. Migraine hémiplégique familiale ou sporadique. Site internet : Orphanet. Paris ; 2009 [consulté le 10 mars 2015]
 
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La migraine concerne 12 % des adultes et 5 à 10 % des enfants, soit 11 millions de personnes. Les femmes sont 2 à 3 fois plus touchées que les hommes. Un tiers des malades n’ont jamais consulté, ignorant qu’ils souffrent de migraine ou qu’un traitement existe.

LE SAVIEZ-VOUS ?

La migraine hémiplégique familiale est une maladie raremaladie rare
Maladie qui touche moins d’une personne sur 2000
.
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