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Quelle prévention pour éviter les méningite aiguë ?
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Méningite aiguë

Mis à jour le 8 juillet 2016

Quelle prévention pour éviter les méningite aiguë ?

Pour prévenir l’apparition de certaines méningites aiguës, le respect des recommandations vaccinales est essentiel. Lorsqu’un cas de méningite se déclare néanmoins, le malade est isolé et un traitement préventif de son entourage est mis en place.

Les vaccins à réaliser pour se protéger de certaines méningites aiguës

La prévention de la maladie repose notamment sur l’application des recommandations du calendrier vaccinal. En effet, la vaccination protège contre différents germes pouvant causer une méningite.

Le méningocoque C

Le vaccin contre cette bactérie est réalisé en une seule injection, à l’âge de 12 mois. Si la vaccination n’a pas été effectuée à cet âge, un rattrapage reste possible jusqu’à l’âge de 24 ans inclus. Par ailleurs, le vaccin peut être administré en même temps que ceux contre la rougeole, les oreillons et la rubéole.

Cette vaccination est également recommandée pour les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes et les personnes de plus de 24 ans qui fréquentent les lieux de convivialité ou de rencontre gays, en raison de la recrudescence du nombre de cas chez ces personnes.

Le pneumocoque

La vaccination contre ce germe concerne l’ensemble des enfants âgés de moins de 2 ans. Elle consiste en deux injections espacées de 2 mois, suivies d’un rappel (7 mois après la deuxième injection).

L’haemophilus influenzae de type b

Pour prévenir l’infection par cette bactérie, deux injections peuvent être réalisées chez tous les enfants à 2 et 4 mois. Elles sont suivies d’un rappel à l’âge de 11 mois. Pour les enfants n’ayant pas reçu ces injections, un rattrapage est possible jusqu’à 5 ans. Par ailleurs, ce vaccin est souvent administré en association avec ceux contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélitepoliomyélite
Infection due à un virus qui se fixe sur les centres nerveux et en particulier la moelle épinière, responsable de paralysie.
et la coqueluche, voire l’hépatite B.

Autres vaccinations

D’autres recommandations vaccinales sont aussi formulées pour les maladies virales causant parfois une inflammation des méninges (rougeoleoreillons...)

Il existe enfin des recommandations spécifiques pour les personnes touchées par une immunodépressionimmunodépression
Diminution ou disparition des défenses immunitaires de l'organisme.
, ou n’ayant plus de raterate
organe du système immunitaire situé dans la partie gauche de l'abdomen sous le diaphragme
(personnes aspléniques).

Consulter l’article "Qu'est-ce que la vaccination ?"

Si vous partez à l’étranger

Dans de nombreux pays tropicaux ou subtropicaux, les cas de méningites bactériennes sont nombreux. Si vous avez programmé un voyage vers une destination à risque, vérifiez que vous avez réalisé les vaccins utiles. Vous pouvez aussi en parler à votre médecin pour plus d’informations.
Pour en savoir plus sur les formalités selon votre destination de voyage, consulter le site du Ministère des affaires étrangères et européennes.

Consulter l’article "Vaccinations : que faire avant de partir à l'étranger ?" 

Comment prévient-on la transmission des méningites bactériennes ?

La lutte contre les méningites bactériennes nécessite une surveillance rigoureuse pilotée par le ministère en charge de la santé, et déclinée par les Agences régionales de santé (ARS). Un réseau national de laboratoires hospitaliers (Epibac) suit également l’évolution des cas de méningites bactériennes sur le territoire. Il est animé par l’Institut national de veille sanitaire (InVS).

La prévention s’organise également avec les centres nationaux de référence, ayant pour rôle:

  • d'assurer une expertise biologique pour les germes à surveiller (pneumocoque, méningocoque, streptocoquestreptocoque
    Bactérie dont il existe de nombreuses espèces et responsable de nombreuses infections : pneumonie, angine, infection cutanée....
    , haemophilus influenzae et listeria) ;
  • de contribuer à la surveillance des infections liées à ces germes, et au suivi de leur résistance aux antibiotiques.

Pour chaque cas de méningite à méningocoque, par exemple, une procédure stricte est ainsi lancée, selon plusieurs étapes :

  1. Le médecin (ou le biologiste) ayant effectué le diagnostic déclare obligatoirement le cas à l’ARS concernée, en urgence. De cette façon, tous les acteurs sanitaires peuvent être avertis.
  2. Le patient est isolé et hospitalisé dans un service protégé.
  3. Le médecin et les services de l’ARS réalisent une enquête dans l’entourage du malade. Ils définissent quelles personnes doivent bénéficier d’un traitement préventif (ou "prophylactique"). Cette prévention concerne les individus ayant été en contact direct avec les sécrétions du nez et de la gorge du patient, dans les 10 jours avant son hospitalisation. Le plus souvent, il s’agit de personnes vivant sous le même toit que le malade.
  4. Deux types de traitements préventifs peuvent alors être mis en place :
  • L’antibioprophylaxie consiste à prendre des antibiotiques pour éviter l’apparition de la maladie.
  • La vaccination de rattrapage empêche la réapparition du méningocoque C dans l’entourage non immuniséimmunisé
    Se dit d'une personne protégée contre certaines infections, soit après une vaccination, soit après avoir présentée la maladie.
    du malade. Elle doit être réalisée dans les 10 jours suivant le dernier contact avec la personne infectée.
Sources
  • Ministère des Affaires sociales et de la Santé. Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2016. Site internet : sante.gouv.fr. Paris ; 2016 [consulté le 26 juin 2016]
  • Ministère des Affaires sociales et de la Santé. Méningite-infections invasives à méningocoque. Site internet : social-sante.gouv.fr. Paris ; 2015 [consulté le 26 juin 2016]
  • Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Guide pour l'immunisation en post exposition. Vaccination et immunoglobulinesimmunoglobulines
    Protéines (globulines) contenues dans le sang constituant les anticorps ; elles se répartissent en 5 classes : Ig A, Ig G,Ig M, Ig D et Ig E.
    . Site internet : HCSP. Paris ; 2016 [consulté le 26 juin 2016]
  • Haut Conseil de Santé Publique. Actualisation du 29 janvier 2016 de l'avis du 7 novembre 2014 relatif aux recommandations de vaccination contre les infections invasives à méningocoqoue C au delà de 24 ans, notamment chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes. Site internet : HCSP. Paris  2016 [consulté le 26 juin 2016]
  • Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Guide Eficatt – Exposition fortuite à un agent infectieux et conduite à tenir en milieu de travail – Neisseria meningitidis. Site internet : INRS. Paris ; 2011 [consulté le 26 juin 2016]
  • Collège universitaire des maladies infectieuses et tropicales (CMIT). Méningites infectieuses et méningo-encéphalitesencéphalites
    Inflammation plus ou moins étendue du cerveau (encéphale)
    chez l’enfant et chez l’adulte. Site internet : infectiologie.com. Bordeaux (France) ; 2013 [consulté le 27 juin 2016]
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Consulter le calendrier vaccinal proposé par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) :

"Calendrier vaccinal"

calendrier vaccination new
LIENS UTILES

Pour en savoir plus sur les infections invasives à méningocoques, consulter le site Info-Méningocoque de l’Inpes et du Ministère en charge de la Santé.