Rechercher
La santé de A à Z
Par ordre alphabétique
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Par partie du corps
Situations d'urgence
Situations d'urgence
L’essentiel pour réagir

Comment agir en cas d’urgence ? Quels gestes réaliser ? qui contacter ?

Offres de prevention
de l'Assurance Maladie

Pour accéder aux offres qui vous concernent, saisissez votre âge et votre sexe :

Rechercher
Sexe

 > 
Lymphome non hodgkinien : symptômes, diagnostic et évolution
Imprimer Envoyer à un ami
Lymphome non hodgkinien

Mis à jour le 25 novembre 2015

Lymphome non hodgkinien : symptômes, diagnostic et évolution

En cas de lymphome non hodgkinien, l’augmentation du volume des ganglions est un phénomène fréquent. D'autres symptômes sont présents selon la localisation du lymphome. Le diagnostic de la maladie est souvent évoqué par le médecin traitant. Il est confirmé par un médecin spécialiste à partir d’examens complémentaires (analyses du sang et des tissus, imagerie médicale, etc.) L'évolution de la maladie varie selon le type de lymphome.

Quels sont les symptômes du lymphome non hodgkinien ?

La présence de ganglions augmentés de volume, non douloureux quand on les touche, ainsi que leur persistance sont des symptômes évocateurs.
Des symptômes liés à la compression, par ces ganglions, de vaisseaux sanguins, lymphatiques ou d'organes peuvent être présents :

  • gonflement de la face et du cou, si les ganglions thoraciques sont atteints ;
  • lourdeur et gonflement des jambes, si les ganglions de l’aine (qui restent toutefois non douloureux) sont touchés ;
  • gêne, ballonnements et douleurs abdominales, en cas d’atteinte ganglionnaire à l’abdomenabdomen
    Partie inférieure du tronc séparée du thorax par le diaphragme et limitée en bas par le bassin.
    .

D'autres symptômes non spécifiques peuvent être présents :

  • fièvre persistante ;
  • sueurs importantes (surtout la nuit) ;
  • perte de poids inexpliquée.

Si le lymphome concerne un organe, les symptômes varient selon la partie du corps où se développe la tumeur. Par exemple, un lymphome non hodgkinien survenant dans l’estomac peut provoquer des douleurs et des saignements gastriques, similaires aux symptômes d’un ulcère.

Aucun de ces symptômes n'est spécifique du lymphome non hodgkinien (ils peuvent se rencontrer dans d’autres maladies). Dans tous les cas, en leur présence, il faut consulter son médecin traitant.

Le diagnostic de lymphome non hodgkinien

Lors de l’examen, le médecin constate la présence d’un ou plusieurs ganglions augmentés de volume, indolores et sans rougeur, le plus souvent au niveau du cou ou des aisselles. Il adresse son patient à un médecin spécialiste qui réalise un bilan initial indispensable au diagnostic, comprenant plusieurs examens.

Les analyses sanguines

Elles permettent d’étudier les cellules sanguines pour rechercher une possible dispersion du lymphome non hodgkinien dans le sang avec présence de lymphocyteslymphocytes
Variété de globule blanc ou leucocyte très impliquée dans la défense immunitaire.
anormaux. Ces examens servent aussi à rechercher une éventuelle maladie virale chronique, favorisant le développement du lymphome : VIH, hépatite C...

L'analyse anatomo-pathologique d'une lésion 

Il s’agit de prélever un fragment de tissu anormal par biopsie, un ou plusieurs ganglions, ou encore un fragment de la tumeur elle-même, pour les observer au microscope. Ces analyses sont pratiquées systématiquement pour confirmer le diagnostic, puis préciser de quel type est le lymphome.
Le prélèvement est toujours pratiqué à l’hôpital, généralement sous anesthésie locale, mais parfois sous anesthésie générale.
Pour en savoir plus sur les différents types d’hospitalisation possibles, rendez-vous sur ameli.fr.

Le bilan d’extension du lymphome non hodgkinien

Il permet de mesurer l’étendue de la maladie aux autres organes :

  • l’analyse de moelle osseuse (tissu présent dans les os et produisant les différents éléments du sang) est souvent nécessaire. Elle demande une ponctionponction
    Geste qui consiste à introduire une aiguille dans une partie du corps afin de prélever du tissu, du liquide ou du sang, en fonction du type d'analyse à réaliser.
     dans le sternumsternum
    Os plat situé en avant de la cage thoracique et auquel sont reliées les sept premières côtes.
    ou la crête iliaque (bord supérieur de l’os du bassin). Elle peut être complétée par une biopsie ostéo-médullaire (prélèvement d'un fragment d'os contenant de la moelle osseuse, permettant une analyse approfondie de cette dernière). Ces prélèvements sont faits sous anesthésie locale, dans un service hospitalier spécialisé ;
  • l’analyse du liquide céphalo-rachidien entourant le cerveau et la moelle épinière implique une ponctionponction
    Geste qui consiste à introduire une aiguille dans une partie du corps afin de prélever du tissu, du liquide ou du sang, en fonction du type d'analyse à réaliser.
    lombaire, réalisée dans les mêmes conditions.

Selon les cas, plusieurs examens peuvent être réalisés, notamment pour mesurer l'étendue des lésions cancéreuses :

  • radiographie thoracique ;
  • échographie de l'abdomenabdomen
    Partie inférieure du tronc séparée du thorax par le diaphragme et limitée en bas par le bassin.
    et du bassin ;
  • scanner ;
  • IRM ;
  • EndoscopieEndoscopie
    Exploration des cavités naturelles grâce à un dispositif optique le plus souvent souple.
    ORL, bronchique, digestive...

Le bilan avant mise en route du traitement

Ce bilan vérifie que l'organisme est bien à même de recevoir le traitement envisagé ; il comporte :

  • un bilan sanguin ;
  • un bilan hépatique ;
  • un bilan cardiaque (écho-dopplerécho-doppler
    Examen qui permet de visualiser l'aspect des vaisseaux et d'explorer la façon dont le sang circule dans ces vaisseaux.
    cardiaque...) 
  • un bilan respiratoire (Épreuves Fonctionnelles Respiratoires...) ;
  • un bilan bucco-dentaire permettant de vérifier l'absence de foyer infectieux potentiel, d'effectuer les soins dentaires nécessaires et de réaliser éventuellement des gouttières de protection si une radiothérapie est envisagée.

L'évolution du lymphome non hodgkinien

Le lymphome non hodgkinien évolue différemment selon son type  :

  • les formes indolentes se développent très lentement et nécessitent une simple surveillance (ou dans certains cas, un traitement). Toutefois, elles peuvent se transformer en lymphomes agressifs ;
  • les formes agressives, qui se développent très vite, doivent être traitées très rapidement.

Sous traitement, il existe plusieurs possibilités, selon la réaction de l’organisme.

La rémission complète

C’est l’évolution la plus fréquente, grâce aux progrès thérapeutiques : tous les signes de la maladie disparaissent. Néanmoins, le suivi médical est poursuivi pour rechercher d’éventuels effets secondaires ou complications, parfois tardifs (infertilité ou insuffisance cardiaque due à la toxicité des médicaments prescrits, hypothyroïdie après une radiothérapie, cancer secondairecancer secondaire
Localisation à distance (métastase) d'un cancer primitif.
lié au traitement, etc.) La surveillance prolongée sert aussi à identifier une possible récidive (apparition d’un nouveau cancer) ou une rechute (réapparition du même cancer). Passé un certain délai de rémission sans rechute, on parle de guérison.

La rémission partielle

On emploie ce terme lorsque le volume de la tumeur a diminué de 50 % au moins à la fin du traitement. Un nouveau traitement, dit "de consolidation", peut alors être préconisé par l’équipe médicale. Il a pour objectif une rémission complète.

La stabilité

Dans ce cas, le lymphome non hodgkinien ne présente pas d’amélioration après le traitement. Pour autant, il ne se transforme pas défavorablement.

La progression de la maladie ou résistance au traitement

Cette situation correspond à une évolution défavorable, notamment lorsque la tumeur grossit pendant le traitement.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Guide médecin, Lymphome non hodgkinien de l'adulte. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 10 novembre 2015]
  • Collège des enseignants d’hématologie. Lymphomes malins. Site internet : Campus Cerimes.fr (France) ; 2010 [consulté le 10 novembre 2015]
  • American Cancer Society. What is non-Hodgkin lymphoma ? Site internet : cancer.org. Atlanta (États-Unis) ; 2015 [consulté le 10 novembre 2015]
  • Institut national du cancer. Qu'est-ce que le lymphome non hodgkinien ? Site internet : INCA. Boulogne Billancourt (France) ; 2015 [consulté le 10 novembre 2015].
  • Haute Autorité de santé (HAS). Lymphomes non hodgkiniens de l'adulte— Liste des actes et prestations. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2015 [consulté le 10 novembre 2015].
Annuaire santé
Tarifs, horaires, spécialité, localisation... trouvez le médecin qui vous convient.
INFO PRATIQUE

Le médecin traitant peut demander la reconnaissance du lymphome non hodgkinien au titre des affections de longue durée (ALD). Les examens et les soins en rapport avec cette affection sont pris en charge à 100 % (dans la limite des tarifs fixés par l’Assurance Maladie).
Pour plus d’informations sur les ALD, consultez ameli.fr.

À TÉLÉCHARGER

Les fiches d’information éditées par la Société française d’hématologie :