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L'insomnie : définition, facteurs favorisants
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Insomnie de l'adulte

Mis à jour le 13 avril 2015

L'insomnie : définition, facteurs favorisants

L’insomnie est un manque ou une mauvaise qualité de sommeil qui retentit le lendemain sur les activités diurnes physiques, psychiques et sociales. Les principales causes de l’insomnie sont le stress, l’anxiété et la dépression.

Le sommeil, comment ça marche ?

Nous passons environ un tiers de notre vie à dormir. Le sommeil est indispensable à l'organisme. Il se caractérise par un ralentissement de l'activité du cerveau et des fonctions de base (respiration, battements du cœur).

Les différentes phases du sommeil

Il existe deux types de sommeil : le sommeil lent et le sommeil paradoxal.
Durant la phase de sommeil lent (d'abord léger, puis profond), la personne va s'endormir de plus en plus profondément. Toutes les fonctions du corps ralentissent (cœur, respiration, activité cérébrale...).
Ensuite, survient une phase de sommeil dit "paradoxal". Bien que la personne soit toujours profondément endormie, l'activité du cerveau augmente : c'est la phase des rêves.

Une fois ces deux phases accomplies, on dit qu'un cycle de sommeil a été réalisé. Un cycle dure environ une heure et demie. Une nuit de sommeil est composée de trois à cinq cycles environ, selon les personnes et leur âge.

La durée du sommeil

En moyenne, un adulte dort entre sept et huit heures par nuit. Toutefois, il y a des petits et des gros dormeurs : chacun a son propre rythme de sommeil, avec ses horaires et ses habitudes. Les besoins en sommeil varient donc d'une personne à l'autre. Ces différences viennent des gènes mais peuvent se modifier avec l'âge.

La durée idéale d'une nuit de sommeil est celle qui donne le sentiment d'être en forme et efficace dès le lendemain matin.
Le rythme et les habitudes de sommeil doivent s'adapter aux diverses obligations (familiales, professionnelles). Il peut être utile de savoir si l'on dort suffisamment par rapport à nos besoins en les évaluant, par exemple, à l'occasion d'une période de vacances.

LE SAVIEZ-VOUS ?

La personne âgée et le sommeil

Avec l'âge, le sommeil se modifie :

  • il devient plus léger ;
  • l'endormissement est précoce (dès le début de soirée) ;
  • le réveil est aussi précoce ;
  • la durée du sommeil nocturne diminue, alors qu'une sieste en milieu de journée devient nécessaire.

Comme le sommeil est morcelé et léger, la personne âgée peut avoir l'impression d'être insomniaque, alors que son sommeil est normal pour son âge.

Qu'est-ce que l'insomnie ?

Il existe de nombreux troubles du sommeil. Toutefois, le trouble le plus fréquent est l'insomnie qui se définit comme le sentiment d'avoir mal dormi :

  • soit en raison de difficultés d'endormissement ;
  • soit en raison d'un ou de plusieurs réveils nocturnes ;
  • soit en raison d'un réveil trop précoce le matin.

L'insomnie peut être ponctuelle ou quelquefois plus durable, voire permanente. On parle d'insomnie chronique lorsque les troubles se produisent plus de trois fois par semaine, depuis plus de trois mois.

Avec le rythme de vie actuel, nous dormons en moyenne une heure et demie de moins qu'il y a cinquante ans. Cela peut conduire à une impression de sommeil insatisfaisant, sans que l'on puisse parler réellement d'insomnie.

Les facteurs favorisant l'insomnie 

Le stress, l'anxiété et la dépression

Plus de la moitié des insomnies sont dues au stress, à l'anxiété et à la dépression.
Des événements de vie, positifs ou négatifs, voulus ou subis (mariage, divorce, nouvel emploi, chômage, etc.) peuvent en être à l'origine. Dans ces cas, l'insomnie est, le plus souvent, passagère.

Des maladies perturbant le sommeil

Les insomnies peuvent être le signe d'une maladie qu'il est important de diagnostiquer et de traiter. Il peut s'agir :

Une mauvaise hygiène de vie

Les insomnies peuvent être également liées à une mauvaise hygiène de vie :

  • la consommation d'excitants (thé, boissons caféinées...) ou d'un repas trop copieux le soir ;
  • la pratique d'une activité stimulante le soir (sport, jeux vidéo...) ;
  • un rythme de vie irrégulier (travail en horaires décalés, etc.) ;
  • un environnement bruyant ;
  • une consommation excessive d'alcool : contrairement à une idée reçue, l'alcool n'est pas l'allié du sommeil :
    • à faible dose, la prise d'alcool peut entraîner une somnolence, diminuer la vigilance et augmenter les risques d'accidents,
    • à plus forte dose, la prise d'alcool provoque un endormissement rapide, mais la deuxième partie de la nuit est entrecoupée de nombreux réveils. Le lendemain, les performances intellectuelles sont diminuées ;
      Consulter l'article : L'alcool : définition et repères de consommation
  • la consommation de tabac : les fumeurs réguliers peuvent avoir des difficultés pour s'endormir, dues à l'action stimulante de la nicotine. Cela entraîne une somnolence matinale. Lors de l'arrêt du tabac, le sommeil peut être perturbé de manière passagère, le temps que le corps s'habitue à fonctionner sans nicotine. L'ex-fumeur retrouve ensuite un sommeil de meilleure qualité.
Sources
  • Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV). Le sommeil de A à Z. Site internet : INSV. Paris [consulté le 22 mai 2013]
  • Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Bien dormir, mieux vivre. Le sommeil c'est la santé ! Site internet : Inpes. Saint-Denis (France) ; 2009 [consulté le 22 mai 2013]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Prise en charge du patient adulte se plaignant d'insomnie en médecine générale. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2006 [consulté le 22 mai 2013]
  • Billiard M, Dauvilliers Y. Hypersomnies. In : Encyclopédie médico-chirurgicale. Neurologie. Paris : Elsevier Masson ; 2004. 17-025-B-15.
  • Gourier Fréry C, Chan Chee C, Féger D. Insomnie, fatigue et somnolence : prévalenceprévalence
    Nombre de personnes atteintes d'une maladie à un moment donné.
    et état de santé associé, déclaré par les plus de 16 ans en France métropolitaine. Bull Epidemiol hebd. 2012;44-45:502-09.
 
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CHIFFRES CLÉS

L’insomnie toucherait 50 % des consultants en médecine générale : 12 à 17 % se plaindraient d’insomnie modérée, 19 à 23 % d’insomnie sévère et 10 % d’insomnie chronique.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les sources de perturbation du sommeil

Elles sont nombreuses. Il peut s'agir :

  • - des bruits de la maison et des bruits extérieurs ;
  • - des appareils électriques ou électroniques, même en veille ;
  • - de la lumière ;
  • - d'une température trop élevée ou trop basse ; l'idéal est d'obtenir 18°/19 °C dans les chambres.
LE SAVIEZ-VOUS ?

Gare à l'hypersomnie


L'hypersomnie se traduit par des endormissements irrésistibles à des moments inopportuns au cours de la journée. Elle est souvent méconnue, malgré des conséquences parfois importantes dans la vie quotidienne.
L'hypersomnie peut être causée par une insuffisance de sommeil nocturne ou la prise de médicaments. Elle peut également être liée à un syndrome d'apnées du sommeil.