Rechercher
La santé de A à Z
Par ordre alphabétique
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Par partie du corps
Situations d'urgence
Situations d'urgence
L’essentiel pour réagir

Comment agir en cas d’urgence ? Quels gestes réaliser ? qui contacter ?

Offres de prevention
de l'Assurance Maladie

Pour accéder aux offres qui vous concernent, saisissez votre âge et votre sexe :

Rechercher
Sexe

 > 
Grand froid : réactions de l’organisme et personnes à risque
Imprimer Envoyer à un ami
Froid et pathologies

Mis à jour le 17 septembre 2015

Grand froid : réactions de l’organisme et personnes à risque

Durant les épisodes de grand froid, les températures sont anormalement basses. Il est alors recommandé de s’habiller plus chaudement pour conserver la chaleur produite par le corps. Ce conseil vaut particulièrement pour les individus les plus fragiles (personnes âgées, malades ou handicapées, bébés, sans-abri).

En France, la notion de "froid" n’a pas de définition météorologique précise. On emploie aussi l’expression de "vague de grand froid", qui correspond à des températures anormalement basses pour un lieu ou une période donnés. Habituellement, les températures hivernales les plus faibles surviennent en janvier. Mais des épisodes de froids précoces (en décembre) ou tardifs (en mars ou avril) sont possibles.

Par ailleurs, un même temps peut être ressenti de différentes manières :

  • Les habitants des zones les moins chaudes sont mieux acclimatés au froid sur le plan physiologique et dans leur mode de vie.
  • A températures égales, la sensation de froid est plus importante en cas de vent et d’humidité.

Enfin, plus un épisode de froid se prolonge, plus les risques sanitaires augmentent pour les habitants de la région concernée.

Comment lutter contre le froid ?

Pour maintenir sa température à 37 °C, l’organisme dispose de plusieurs mécanismes naturels de régulation thermique (dits "thermorégulateurs") :

  • Les vaisseaux de la peau se contractent et diminuent de calibre, afin de redistribuer le sang en profondeur vers les organes vitaux (cœur, cerveau, tube digestif). Ce phénomène s’accompagne d’une augmentation de la tension artérielle, du rythme et de l’activité cardiaques.
  • La chaleur produite par le corps augmente. Elle provient d’un accroissement de l’activité musculaire (mouvements volontaires ou réaction réflexe de frisson, amplifiant la production jusqu’à 500 %). La chaleur peut aussi être obtenue par une hausse de la dépense énergétique (transformation des aliments ou utilisation des réserves caloriques stockées par le corps).

Si ce système de régulation ne fonctionne pas correctement, l’organisme peut avoir des difficultés à lutter contre le froid.

Par ailleurs chacun peut se protéger activement en portant plusieurs épaisseurs de vêtements et en couvrant les parties du corps exposées à l’air (port d’un bonnet, d’une écharpe et de gants).
Consulter l’article : Comment se protéger du froid ?

Qui est le plus fragile face au froid ?

Certaines catégories de population sont plus vulnérables face à la baisse des températures :

  • Les personnes âgées ont un organisme qui réagit moins bien face au froid. Ce phénomène est dû à une altération des vaisseaux sanguins et à une diminution de la masse musculaire, liées au vieillissement.
  • Les nouveaux-nés et les nourrissons perdent beaucoup de chaleur par la tête, qui représente une grande part de leur surface corporelle. De plus, ils ne peuvent pas faire de mouvements volontaires pour se réchauffer, ni s’exprimer pour manifester leur refroidissement.
  • Les personnes à mobilité réduite sont dans l’incapacité de bouger pour avoir plus chaud.
  • Les patients atteints de maladies chroniques cardiovasculaires, respiratoires (ex. : insuffisance respiratoire) ou endocriniennes (ex. : diabète, hypothyroïdie) souffrent davantage du froid.
  • Les sans-abri, les habitants de logements insalubres mal chauffés ou mal isolés, les professionnels travaillant en extérieur ou exposés à des températures basses, ont des difficultés à se protéger efficacement du froid.
  • Certaines personnes s’exposent par méconnaissance ou négligence, ou parce que leurs capacités cognitives sont détériorées (maladie d’Alzheimer, troubles psychologiques). Cela peut les conduire à sous-estimer le danger représenté par le froid.
LE SAVIEZ-VOUS ?

Le porte-bébé expose davantage votre enfant au froid

Lorsqu’un nourrisson se trouve dans un porte-bébé ventral ou dorsal, le sang circule moins bien dans ses membres inférieurs. Quand les températures sont très basses, cela augmente les risques de gelures des jambes et des pieds.

Pour en savoir plus, consulter l’article "Les gelures, des lésions à traiter rapidement"

Sources
  • Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES). Grand froid : quelques précautions à prendre. Site internet : INPES. Saint Denis La Plaine (France) ; 2014 [consulté le 16 septembre 2015]
  • Ministère de la santé. Grand froid- Risques sanitaires liés au froid. Site internet : sante.gouv (Paris) ; 2014 [consulté le 16 septembre 2015]
  • Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Travail au froid : ce qu'il faut retenir. Site internet : INRS. Paris ; 2014 [consulté le 16 septembre 2015]
  • Institut de veille sanitaire (INVS). Froid et santé. Site internet : INVS. Saint-Maurice (France) ; 2015 [consulté le 16 septembre 2015].  
 
Suivant
Annuaire santé
Tarifs, horaires, spécialité, localisation... trouvez le médecin qui vous convient.