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Dyspraxie de l’enfant : symptômes, diagnostic et évolution
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Dyspraxie de l’enfant

Mis à jour le 29 août 2016

Dyspraxie de l’enfant : symptômes, diagnostic et évolution

Affection chronique, la dyspraxie perturbe le quotidien et la scolarité de l’enfant. Elle peut occasionner diverses difficultés plus ou moins marquées (dans les gestes de tous les jours, les jeux, l’écriture, etc.) Souvent dépistée à l’école, la dyspraxie nécessite un bilan médical précis, établi par une équipe pluridisciplinaireéquipe pluridisciplinaire
Équipe composée de professionnels de santé de spécialités différentes.
, permettant une approche globale des difficultés de l’enfant.

Les symptômes de la dyspraxie

Les enfants dyspraxiques se plaignent souvent de signes multiples affectant leur vie quotidienne, notamment à l’école. Certains symptômes peuvent être révélateurs de la maladie (sachant qu’ils varient et sont plus ou moins accentués d’un sujet à l’autre).

L’enfant est particulièrement maladroit dans certains actes

Quand il se prépare, il a du mal à se moucher, s’habiller, se coiffer, préparer son cartable et/ou lacer ses chaussures. Lors des repas, il éprouve des difficultés pour mettre le couvert et se servir à boire, et il se tache facilement. De plus, il fait tomber les objets et/ou les casse, et il manipule difficilement certains d’entre eux (clés, ciseaux, compas, règle utilisée pour tracer des traits, etc.) Certains loisirs peuvent aussi être compliqués pour lui (ex. : jouer aux billes, pratiquer un instrument de musique).

L’enfant se désintéresse des jeux de construction et du dessin

Il préfère les jeux d’imagination qu’il invente avec ses amis, et son esprit est vif dans ce domaine. Son langage oral est riche, il aime raconter des récits bien construits, et sa mémoire est bonne.

Il a des difficultés pour écrire et dessiner

Son écriture est lente et malhabile. Sa main se crispe sur le crayon, ce qui engendre parfois des douleurs. L’enfant peine aussi à poser des opérations, alors que sa logique et son raisonnement sont normaux. Ses cahiers ont un aspect brouillon et peu soigné. Ses dessins sont pauvres et mal structurés. En revanche, les commentaires qui les accompagnent correspondent tout à fait à son âge.

L’enfant a du mal à s’orienter dans l’espace

Il est délicat pour lui de se déplacer dans des lieux peu familiers ou de lire un plan. Se repérer dans la page d’un cahier, dans un texte long, dans un livre ou un dictionnaire, lui demande aussi de gros efforts. La lecture de graphiques ou de tableaux est également concernée par ce problème.

Tout apprentissage d’un geste nouveau est difficile

L’enfant se fatigue vite quand il doit aborder une activité requérant habilité et coordination des mouvements. En effet, cela lui demande beaucoup de concentration, pour un résultat qui reste souvent malhabile.

Le diagnostic de la dyspraxie

Un dépistage de la dyspraxie peut être réalisé précocement par le pédiatre ou le médecin traitant de l’enfant, ou dans un centre de Protection maternelle et infantile (PMI). Toutefois, le plus souvent, c’est le médecin scolaire qui détecte la maladie (les troubles devenant plus visibles après l’entrée à l’école maternelle).

Si les difficultés sont durables, un bilan médical complet est nécessaire. Il permet de préciser le diagnostic, pour envisager les soins les mieux adaptés à l’enfant. Ce bilan est réalisé, si possible dans un centre référent, par une équipe pluridisciplinaireéquipe pluridisciplinaire
Équipe composée de professionnels de santé de spécialités différentes.
coordonnée par un médecin, qui peut regrouper notamment :

  • un pédiatre ;
  • un neurologue (médecin spécialiste des maladies du système nerveux) ;
  • un pédopsychiatre (médecin spécialiste des troubles psychologiques de l’enfant) ;
  • un psychologue ;
  • un psychomotricien (professionnel de santé rééduquant les troubles de la motricité) ;
  • un orthophoniste (auxiliaire médical assurant la rééducation du langage) ;
  • un ergothérapeute (rééducateur proposant une réadaptation à l’environnement, basée sur l’activité physique et manuelle) ;
  • un ophtalmologiste ;
  • un oto-rhino-laryngologiste ou "ORL" (médecin spécialiste des oreilles, du nez et de la gorge).

Cette prise en charge considère l’enfant dans sa globalité, pour faire le point à la fois sur :

  • ses difficultés d’orientation dans l’espace ;
  • ses troubles liés à la coordination et à l’automatisation des gestes ;
  • sa maladresse dans les activités de la vie quotidienne ;
  • d’éventuels troubles associés (ex. : problèmes liés aux mouvements oculaires, à un déficit de l’attention, à un manque de confiance en soi ou à une anxiété).
QUESTION-RÉPONSE

Qu’est-ce qu’un "centre référent" pour la prise en charge de la dyspraxie ?

C’est un lieu d'information, de diagnostic et/ou de prise en charge des troubles spécifiques du langage et des apprentissages. Implanté dans un centre hospitalier régional, il regroupe une équipe pluridisciplinaireéquipe pluridisciplinaire
Équipe composée de professionnels de santé de spécialités différentes.
compétente pour :

  • diagnostiquer la dyspraxie ;
  • coordonner les soins (le plus souvent dispensés à l’extérieur du centre, mais parfois assurés par son équipe).

Si possible, le bilan médical pour un enfant dyspraxique doit être effectué dans un lieu de ce type. Pour rechercher le centre référent le plus proche de chez vous, vous pouvez consulter le site de Santé publique France.


Le déroulement du bilan médical d’un enfant dyspraxique

Un examen clinique

Il est d’abord pratiqué pour exclure tout trouble moteur, orthopédique ou musculaire qui pourrait expliquer les problèmes rencontrés par l'enfant. Différents examens peuvent ensuite être réalisés, selon les cas.

Un bilan neuropsychologique

Il consiste à réaliser des tests dits "psychométriques" (mesurant les compétences et difficultés de l’enfant). Ces évaluations concernent la mémoire à court et à long terme, l’attention, le langage oral et écrit, ainsi que les diverses fonctions cérébrales. Elles précisent les caractéristiques de la dyspraxie et permettent d'élaborer un traitement adapté (ex. : rééducation par un ergothérapeute).

Un bilan neurologique pédiatrique

Il se déroule sous la forme d’un entretien, d’un examen clinique et de tests, destinés à étudier le fonctionnement du système nerveux.

Un bilan ergothérapique

Il se concentre sur la motricité, l’usage de la vue et du toucher, l’organisation dans l’espace. Il estime aussi l’autonomie de l’enfant dans la vie quotidienne, et sa capacité à utiliser les aides proposées par l’ergothérapeute.

Un bilan orthophonique

Il évalue le langage oral et écrit, ainsi que le raisonnement logico-mathématique.
Consulter les articles :
Les troubles de l'expression orale chez l'enfant
Les troubles du langage écrit de l'enfant

Un bilan pédopsychiatrique

Il recherche d’éventuels troubles du développement affectif ou psychologique (ex. : anxiété, état dépressif).

Des examens complémentaires peuvent aussi être requis (consultation ophtalmologique pour détecter un possible trouble visuel ; recherche d’une éventuelle surdité par un ORL).

L’évolution de la dyspraxie

Cette maladie reste chronique. Toutefois, on peut réduire ses répercussions quotidiennes grâce à :

  • un diagnostic précoce et un bilan précis ;
  • un projet thérapeutique adapté à l’enfant, pour faciliter ses apprentissages et sa scolarité, et mettre en valeur ses capacités. Cette démarche l’aide aussi à mieux préparer son avenir professionnel.

Consulter l’article "Les soins prescrits en cas de dyspraxie de l’enfant"

Sources
  • Société française de pédiatrie (SFP). Difficultés et troubles des apprentissages chez l'enfant à partir de 5 ans. Site internet : Ministère des affaires sociales et de la santé. Paris ; 2009 [consulté le 26 août 2016]
  • Médecine thérapeutique pédiatrie (MTP). Troubles neurovisuels et praxiques : un élément déterminant du pronostic à long terme. Site internet : John Libbey Eurotext. Montrouge (France) ; 2000 [consulté le 26 août 2016]
  • Mazeau M. Les dyspraxies : points de repère. Archives de pédiatrie. 2016;17(3):314-318
  • Vaivre-Douret L. Le point sur la dyspraxie développementale : symptomatologie et prise en charge. Contraste. 2008;(28-29):321-341.
  • NHS Choices. Dyspraxia in children. Site internet : NHS Choices. Londres ; 2016 [consulté le 26 août 2016].
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