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Dyspraxie de l’enfant : soutien familial, scolarité et aides possibles
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Dyspraxie de l’enfant

Mis à jour le 6 octobre 2016

Dyspraxie de l’enfant : soutien familial, scolarité et aides possibles

En cas de dyspraxie, la famille joue un rôle primordial dans la rééducation de l’enfant en collaboration avec l'équipe de soins. La scolarité peut se dérouler en milieu ordinaire, avec des aménagements simples et/ou des aides adaptées. Si besoin, l’élève peut intégrer une classe ou un établissement spécialisés, dans le cadre d’un dispositif spécifique.

Comment accompagner son enfant dyspraxique dans sa prise en charge rééducative ?

Si votre enfant est dyspraxique, votre accompagnement est essentiel pour le bon déroulement des soins. Essayez d’appliquer les principes suivants :

  • Rendez-vous aux différentes consultations médicales prescrites. Vous pouvez aussi encourager votre enfant à participer activement à sa rééducation.
  • N’hésitez pas à contacter régulièrement le psychomotricien et/ou l’ergothérapeute qui dispense le traitement. Il peut vous donner des conseils à suivre chez vous. Si vous les mettez en pratique, vous obtiendrez des progrès plus rapides.
  • Si votre enfant se fatigue vite, essayez d’en tenir compte dans vos exigences.
  • Participez si possible aux réunions fixées par l’équipe éducative (médecin scolaire, enseignants, etc.) Ces rencontres sont l’occasion de faire le point sur les progrès et difficultés observés. Elles permettent d’envisager d’éventuels aménagements pédagogiques, en concertation avec les acteurs de l’école.
LIENS UTILES

Pour vous informer sur la dyspraxie et être soutenu, vous pouvez vous rapprocher des structures suivantes :

Comment se déroule la scolarisation d’un enfant dyspraxique ?

La dyspraxie est reconnue comme un handicap nécessitant des mesures d’accompagnement (loi du 11 février 2005). Toutefois, le plus souvent, l’élève fréquente une classe ordinaire dans son établissement habituel. Une scolarité classique est en effet possible moyennant quelques aménagements simples, définis par les enseignants. Il s’agit par exemple :

  • de réduire l'usage de l’écrit (en privilégiant l’oral et/ou en utilisant des photocopies) ;
  • d’adapter les contrôles (ex. : reformulation des consignes) ;
  • d’alléger la charge de travail.

Par ailleurs, des aides supplémentaires sont disponibles sur demande, notamment :

  • la mise à disposition d’un matériel pédagogique particulier (ex. : ordinateur avec logiciels visant à pallier les difficultés graphiques, orthographiques, et/ou en géométrie) ;
  • l’aménagement des examens et concours (augmentation du temps des épreuves, usage d’outils spécialisés, mise en place d’un secrétariat, possibilité de consulter les notes prises en cours, etc.)

Divers intervenants extérieurs à la classe peuvent aussi accompagner l’enfant, à savoir :

  • des membres (psychologues scolaires et professeurs des écoles spécialisés) des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté (RASED) intervenant dans les classes primaires ;
  • des professionnels des secteurs médicosocial, médical et paramédical, travaillant en libéral, ou par exemple dans un service d'éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) ;
  • un auxiliaire de vie scolaire (AVS) individuel ou mutualisé.

Des structures spécifiques disponibles en cas de dyspraxie

Si les troubles de votre enfant évoluent, il est parfois préférable de le scolariser dans un cadre plus adapté. Deux types de structures peuvent alors être indiqués.

Les classes spécialisées des écoles ordinaires

Elles sont conseillées lorsque le besoin d’aide et de soins s’intensifie. Des unités localisées pour l'inclusion scolaire (ULIS) sont mises en place dans à l'école primaire, au collège et au lycée.

Dans tous les cas, ces structures présentent des caractéristiques particulières, à savoir :

  • un effectif généralement limité à douze élèves par classe ;
  • des cours assurés par un enseignant spécialisé ;
  • éventuellement, l’intervention d’un auxiliaire de vie scolaire (AVS)collectif. Il apporte son concours au professeur, pour faciliter la prise en charge individualisée de plusieurs élèves.

Les unités d’enseignement en milieu spécialisé

En cas de troubles importants ou de problèmes associés, une scolarisation dans un établissement médico-social et éducatif spécifique peut se révéler nécessaire. Elle s’effectue soit à temps plein, soit à temps partiel (en complément des cours en milieu ordinaire).

Les dispositifs existants pour encadrer l’aide aux élèves dyspraxiques

Le plus souvent, un cadre formalisé est indispensable pour mobiliser des aides supplémentaires (et/ou scolariser l’enfant dans une structure spécialisée). Il existe deux types de dispositifs.

Le projet d’accueil individualisé (PAI)

C’est une simple convention, destinée à faciliter la scolarité de votre enfant. Elle définit la prise en charge de l’élève à l’école, et permet de communiquer avec la communauté éducative. Elle est élaborée à la demande de la famille par :

  • le directeur de la structure ;
  • le médecin de l’Éducation nationale ou de l’établissement. Celui-ci rencontre l'élève (et/ou sa famille) afin de cerner ses difficultés. À partir des informations recueillies, il détermine les aménagements envisageables.

La convention est ensuite formalisée par un contrat écrit entre la famille, l’établissement (représenté par son chef) et le médecin scolaire.

Le projet personnalisé de scolarisation (PPS)

Il s’agit d’un document écrit qui fixe les modalités de la scolarité des enfants dont les difficultés peuvent être considérées comme un handicap important, c’est-à-dire :

  • les actions pédagogiques, psychologiques, éducatives, médicales et paramédicales proposées ;
  • leurs objectifs.

Ce document est obligatoire pour obtenir :

  • l’orientation de l’élève dyspraxique dans une classe ou une unité d’enseignement spécialisée ;
  • l’assistance d’un auxiliaire de vie scolaire individuel ;
  • l’attribution d’un matériel pédagogique particulier.

Le PPS est bâti par l'équipe d'évaluation de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Il tient compte des souhaits, compétences et besoins de l'enfant. Une fois accepté par la famille, il est examiné par la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Celle-ci se prononce sur l'orientation de l'élève et l'accompagnement envisagé (sachant que les parents restent associés à toutes les décisions).

Enfin, le PPS est transmis à l’équipe éducative qui va suivre la scolarité de l’enfant. Un enseignant référent est désigné pour appliquer les mesures nécessaires.

Sources
  • Société française de pédiatrie (SFP). Difficultés et troubles des apprentissages chez l'enfant à partir de 5 ans. Site internet : Ministère des affaires sociales et de la santé. Paris ; 2009 [consulté le 26 août 2016]
  • Vaivre-Douret L. Le point sur la dyspraxie développementale : symptomatologie et prise en charge. Contraste. 2008;(28-29):321-341.
  • NHS Choices. Dyspraxia in children. Site internet : NHS Choices. Londres ; 2016 [consulté le 26 août 2016]
  • Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Site internet : Éduscol. Paris ; 2016 [consulté le 29 août 2016].
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