Rechercher
La santé de A à Z
Par ordre alphabétique
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Par partie du corps
Situations d'urgence
Situations d'urgence
L’essentiel pour réagir

Comment agir en cas d’urgence ? Quels gestes réaliser ? qui contacter ?

Offres de prevention
de l'Assurance Maladie

Pour accéder aux offres qui vous concernent, saisissez votre âge et votre sexe :

Rechercher
Sexe

 > 
Déchirure musculaire : les bons réflexes et la consultation médicale
Imprimer Envoyer à un ami
Déchirure musculaire

Mis à jour le 16 décembre 2015

Déchirure musculaire : les bons réflexes et la consultation médicale

Devant les signes d’une déchirure musculaire, cessez immédiatement toute activité physique et consultez vite un médecin. Il vous examine pour identifier d’éventuels symptômes caractéristiques (déformation, gonflement, contracture, hématome, etc.) Le diagnostic est ensuite précisé grâce à une échographie, voire une IRM dans certains cas.

La conduite à tenir au moment du traumatisme

En cas de déchirure musculaire, essayez de respecter les recommandations suivantes :

  1. Arrêtez sur–le–champ l’activité physique en cours ; mettez-vous à l'écart du terrain de jeu et évitez tout contact direct avec la zone lésée.
  2. Ne prenez pas appui sur le membre atteint et mettez–le au repos.
  3. Sur la zone lésée, appliquez de l’eau froide ou mieux, une poche remplie de glace (en posant un tissu sur la peau au préalable, pour éviter les brûlures). Cela contribue à diminuer l’inflammation et la douleur.
  4. Posez un bandage moyennement serré, la compression limitant l’œdème (gonflement) et la formation d’un hématome.
  5. Si c’est une jambe qui est touchée, surélevez–la (ce qui réduit également l’œdème).

Après ces premiers gestes, sollicitez rapidement un avis médical, surtout si la marche devient difficile ou impossible. Cela permettra d’établir un diagnostic précis des lésions et de prendre des mesures appropriées.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les premiers soins à dispenser pour une déchirure correspondent à l’acronyme "PRICE"

Ce terme correspond aux premières lettres des mots suivants : protection, repos, ice ("glace" en anglais), compression, élévation.

La consultation en cas de déchirure musculaire

Le médecin vous interroge d’abord sur les circonstances de survenue de l’accident. Il s’intéresse ensuite à la douleur ressentie (qui se manifeste généralement en un point précis) et à son intensité. Il demande des précisions sur les mouvements impossibles à effectuer. Puis l’examen clinique comprend plusieurs étapes.

L’observation du muscle

Le médecin recherche une éventuelle déformation, un œdème (gonflement) voire un hématome (qui apparaît souvent un peu après le traumatisme).

La palpation

Elle révèle parfois une contracture musculaire, voire les signes d’une rupture musculo–tendineuse complète. Elle permet aussi de repérer une éventuelle tension au niveau du membre atteint. Par exemple, la perte du "ballottement" d’un mollet peut signifier que celui–ci est comprimé par un hématome, demandant des soins en urgence.

Consulter l’article "Déchirure musculaire : définition, symptômes, causes et facteurs de risque"

La mobilisation du membre touché

L’examinateur vérifie s’il peut encore faire bouger votre jambe ou votre bras, puis si vous pouvez le faire vous–même.

Enfin, le médecin recherche s’il y a :

  • des lésions associées, par exemple une désinsertion du tendontendon
    Faisceau de tissu conjonctif résistant, élastique et fibreux, qui sert à fixer les muscles sur les os.
    d’Achille (rupture de son point d’attache sur l’os) ;
  • des signes faisant suspecter de possibles complications (ex : phlébite).

Les examens d’imagerie médicale en cas de déchirure musculaire

Ils permettent :

  • d’évaluer précisément les lésions musculaires (localisation, étendue, profondeur) ;
  • de rechercher la présence d’une hémorragie (hématome) et son volume, le cas échéant ;
  • de visualiser des complications comme la phlébite profonde.

Deux examens peuvent être prescrits, à commencer par l’échographie. Elle permet non seulement d’analyser les lésions, mais aussi d’observer le comportement du muscle lorsqu’il se contracte.

Une imagerie par résonance magnétique (IRM) peut aussi être réalisée dans un deuxième temps :

  • si les lésions observées cliniquement sont mal expliquées par l’échographie ;
  • pour l’analyse des muscles profonds ;
  • dans le cadre d’un bilan préopératoire ;
  • chez le sportif confirmé.

L’examen clinique, et surtout l’imagerie médicale, permettent de classer les lésions en différentes catégories de gravité croissante : le grade I ou élongation, le grade II ou claquage, le grade III ou rupture musculo–tendineuse complète.

Sources
  • Isner–Horobeti ME – Séminaire national Diplôme d’études spécialisées Médecine physique et de réadaptation (DESMPR). Accidents musculaires. Site internet : Cofemer. Paris ; 2014 [consulté le 17 septembre 2015]
  • Frémont P, Côté C. Les blessures musculaires : prévention, traitement et réadaptation. Le clinicien. 2001;16(10):143-155.
  • Bacquaert P. Déchirure musculaire, élongation, claquage. Site internet : IRBMS. Villeneuve d’Ascq (France) ; 2014 [consulté le 17 septembre 2015]
  • National Health Service (NHS). Treating sprains and strains. Site internet : NHSchoices. Londres ; 2014 [consulté le 17 septembre 2015]
  • Christel P, De Labareyre H, Thelen P, De Lecluse P. Pathologie traumatique du muscle strié squelettique. In : Encyclopédie médico–chirurgicale. Appareil locomoteur. Paris : Elsevier Masson ; 2005.15–140–A–10.
Annuaire santé
Tarifs, horaires, spécialité, localisation... trouvez le médecin qui vous convient.