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Coqueluche : consultation, traitement et évolution
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Coqueluche

Mis à jour le 29 novembre 2016

Coqueluche : consultation, traitement et évolution

Le diagnostic de coqueluche est confirmé par des examens complémentaires. Son traitement repose sur la prise d’antibiotiques, qui diminuent les symptômes et la contagiosité. Chez les enfants comme chez les adultes, des complications (otite, pneumonie…) sont possibles. Elles peuvent se révéler plus graves chez les nourrissons et nécessiter une hospitalision.

La consultation et les examens complémentaires

Pour établir le diagnostic, le médecin :

  • vous interroge sur la nature de votre toux (ou celle de votre enfant) ;
  • se renseigne sur l’existence de cas de coqueluche dans votre entourage.

Si vous ou votre enfant présentez les symptômes de la maladie, le médecin confirme le diagnostic grâce à des examens biologiques.

Les prélèvements de sécrétions du nez et du pharynx

Ils permettent d’identifier la bactérie responsable de la coqueluche et sont privilégiés chez le nourrisson et le petit enfant.

Les examens sanguins

La sérologie (recherche d’anticorps produits par l’organisme face à la coqueluche) se pratique chez l’adolescent et l’adulte. Elle est indiquée lorsque les prélèvements de sécrétions ne permettent pas au médecin de préciser le diagnostic :

  • soit parce qu’ils ont été réalisés trop tard (la bactérie n’étant plus présente dans la gorge) ;
  • soit parce que le malade a déjà commencé un traitement par antibiotiques.

Deux prises de sang sont nécessaires pour visualiser l’augmentation éventuelle du taux d’anticorps dans l’organisme. La première est effectuée si possible au début de la maladie, la seconde trois à quatre semaines plus tard.

Parallèlement à la sérologie, la numération formule sanguine (NFS) permet d’observer la hausse éventuelle du nombre de lymphocyteslymphocytes
Variété de globule blanc ou leucocyte très impliquée dans la défense immunitaire.
 dans l’organisme.

Le traitement de la coqueluche

Le médecin prescrit des macrolides (famille d’antibiotiques actifs contre la bactérie responsable de la coqueluche). Ces médicaments :

  • réduisent rapidement la contagiosité et la transmission de la maladie (autorisant un retour en collectivité du patient après cinq jours de traitement) ;
  • permettent parfois d'écourter la coqueluche, voire d'éviter les quintes de toux s’ils sont pris au début.

L’antibiothérapie est également prescrite à toutes les personnes de l’entourage proche du malade :

  • quel que soit leur âge ;
  • si elles n’ont pas reçu de rappel vaccinal dans les cinq dernières années.
LE SAVIEZ-VOUS ?

Les enfants de moins de trois mois sont hospitalisés en cas de coqueluche

Dans leur premier trimestre de vie, les nourrissons atteints d’une coqueluche sont systématiquement hospitalisés pour :

  • recevoir un traitement adapté ;
  • bénéficier d’une surveillance de leur état respiratoire ;
  • prévenir les complications possibles (déshydratation, dénutrition et perte de poids, surinfection, encéphaliteencéphalite
    Inflammation plus ou moins étendue du cerveau (encéphale)
    avec convulsions, pneumonie, détresse respiratoire voire, dans les cas les plus graves, défaillance cardiaque, rénale ou neurologique).

Par ailleurs, l’hospitalisation est aussi possible :

  • pour les bébés du même âge chez lesquels la maladie est suspectée ;
  • pour les nourrissons plus âgés qui souffrent de cette affection et la tolèrent mal.

Comment la maladie évolue-t-elle ?

La coqueluche évolue lentement vers la guérison après une convalescence de plusieurs semaines, durant laquelle la toux diminue progressivement.
Chez les nourrissons de moins de 3 mois, la maladie peut prendre une forme grave qui justifie une hospitalisation.

Chez les enfants et les adultes, des complications sont possibles, mais elles restent plus rares et moins graves que chez les nourrissons. Elles peuvent prendre les formes suivantes :

Sources
  • Institut Pasteur. La coqueluche. Site internet : Institut Pasteur. Paris ; 2013 [consulté le 2 janvier 2015]
  • Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Stratégie vaccinale contre la coqueluche chez l'adulte. Site internet : HCSP. Paris ; 2014 [consulté le 31 décembre 2014]
  • Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Nouvelles modalités de prise en charge de la toux chez le nourrisson (enfant de moins de 2 ans). Site internet : ANSM. Paris ; 2010 [consulté le 31 décembre 2014]
  • Collège national des pédiatres universitaires. Coqueluche. Site internet : Campus de pédiatrie de l'Université numérique francophone des sciences de la santé et du sport. Lille (France) ; 2014 [consulté le 31 décembre 2014] 
  • National Health service (NHS). Whooping cough. Site internet : NHS choices. Londres ; 2014 [consulté le 31 décembre 2014]
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