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Diagnostic et évolution du cancer de la thyroïde
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Cancer de la thyroïde

Mis à jour le 15 avril 2015

Diagnostic et évolution du cancer de la thyroïde

Le cancer thyroïdien ne déclenche généralement aucun symptôme. Cependant, il peut engendrer une grosseur au niveau du cou, des problèmes de voix, des difficultés à respirer ou à déglutir. Le diagnostic est confirmé par des examens d’imagerie et des analyses biologiques. À long terme, l’évolution de la maladie peut varier selon les types de cancers.

Les symptômes possibles et la détection de la maladie

Très souvent, le cancer de la thyroïde ne provoque pas de symptômes et il est découvert :

  • lors d’un examen clinique, d'une échographie de la région du cou ou d’une intervention pour un autre motif ;
  • lors de la surveillance d’un goitre (augmentation du volume de la glande) ou d’un nodule de la thyroïde déjà présents.

La maladie peut néanmoins se manifester par certains signes, qui nécessitent une consultation chez le médecin traitant :

  • apparition d'un nodule au niveau de la thyroïde (sachant que 95 % d’entre eux ne sont pas cancéreux) ;
  • augmentation rapide du volume d'un nodule de la thyroïde déjà connu ;
  • apparition d’un ganglion au niveau du cou ;
  • troubles de la voix, qui peut être enrouée ou bitonale (présence de deux tonalités différentes) ;
  • difficultés à avaler et/ou à respirer.

Le cancer médullaire (forme de la maladie qui peut être favorisée par des prédispositions familiales) engendre une augmentation importante du taux de calcitonine dans le sang. De ce fait, chez les personnes à risque, on peut mettre en place une surveillance systématique du dosage de cette hormone grâce à des prises de sang. Cela permet de détecter facilement et précocement ce type de cancer, pour une prise en charge plus rapide.

C’est souvent le médecin traitant qui découvre les premiers signes de la maladie. Il adresse alors le patient à des spécialistes (ex. : radiologue) pour confirmer le diagnostic.

Différents examens complémentaires selon les situations

Les prescriptions de l’équipe médicale peuvent être diverses.

  • Des analyses biologiques
    Elles servent à vérifier le fonctionnement de la glande thyroïde par le dosage de la thyréostimuline (TSH) et à évaluer un éventuel retentissement de la maladie sur l’organisme.
  • Une échographie de la thyroïde et du cou
    Cet examen non douloureux permet d’obtenir des images de la thyroïde et des ganglions du cou, grâce à un appareil produisant des ultrasonsultrasons
    Vibrations sonores de fréquence trop élevée pour qu'une oreille humaine puisse les percevoir, utilisées en médecine pour le diagnostic (échographie...) et dans certains traitements (traitement par la chaleur...).
    (vibrations acoustiques).
  • Une cytoponction
    Elle consiste à prélever quelques cellules d’un nodule de la thyroïde à l’aide d’une aiguille fine. Cet acte indolore est généralement réalisé pendant une simple consultation médicale. Parfois, le médecin utilise un appareil échographique pour guider son geste. Les cellules obtenues sont ensuite examinées au microscope, dans un laboratoire spécialisé.
  • D’autres examens d’imagerie médicale
    Il peut aussi être nécessaire d’effectuer une scintigraphiescintigraphie
    Examen d'imagerie médicale : il consiste en l'administration d'un produit radioactif inoffensif qui se fixe particulièrement sur l'organe malade et émet des radiations recueillies par une caméra spécifique.
    thyroïdienne(demandant l’injection d’un produit radioactif), une IRM ou un scanner. Toutefois, ce n’est pas systématique.

L’évolution possible des cancers thyroïdiens

Les cancers folliculaires différenciés et les cancers médullaires ont une évolution favorable le plus souvent. Dans tous les cas, une surveillance prolongée est nécessaire. Elle sert à dépister une éventuelle rechute ou l’apparition de métastasesmétastases
Localisation à distance d'une tumeur maligne propagée par la circulation sanguine ou par le système lymphatique (système comprenant les ganglions et les vaisseaux lymphatiques).
, qui peuvent le plus souvent être traitées.

Le cancer anaplasique, dont le traitement est difficile, menace encore actuellement la survie du patient.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Cancer de la thyroïde. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France);2010 [consulté le 11 janvier 2013]
  • Société Française d’Endocrinologie (SFE) et du groupe de Recherche sur la Thyroïde. Guide de bonnes pratiques pour l’usage de l’échographie cervicale. Site internet : SFE. Paris;2010 [consulté le 11 janvier]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Cancer de la thyroïde. Actes et prestations. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France);2012 [consulté le 11 janvier 2013]
  • Orphanet. Cancers anaplasiques de la thyroïde. Site internet : Orphanet. Paris;2008 [consulté le 11 janvier 2013]
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