Rechercher
La santé de A à Z
Par ordre alphabétique
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Par partie du corps
Situations d'urgence
Situations d'urgence
L’essentiel pour réagir

Comment agir en cas d’urgence ? Quels gestes réaliser ? qui contacter ?

Offres de prevention
de l'Assurance Maladie

Pour accéder aux offres qui vous concernent, saisissez votre âge et votre sexe :

Rechercher
Sexe

 > 
Les traitements du cancer de la prostate
Imprimer Envoyer à un ami
Cancer de la prostate

Mis à jour le 21 mars 2016

Les traitements du cancer de la prostate

La décision thérapeutique du cancer de la prostate est prise en concertation avec le patient par votre médecin traitant et des médecins spécialistes (urologue, cancérologue…). Lorsque certains critères sont réunis (en particulier dans certains cas de cancer très localisé et asymptomatique) une surveillance sans traitement est mise en place. Dans les autres cas, le traitement a recours à l’une ou plusieurs possibilités de traitement : chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie.

Le chirurgien, le radiothérapeuteradiothérapeute
Médecin spécialiste des traitements par des radiations, ou rayons, qui entraînent la destruction des cellules d’une tumeur cancéreuse.
, le cancérologue et le médecin traitant se concertent pour prescrire le ou les traitements les plus adaptés à chaque cas (en fonction de l'âge, de l'état général, du degré d'évolution de la tumeur...). L'approche thérapeutique est ainsi adaptée à chaque situation et l'équipe soignante explique au patient les différentes étapes du traitement et de la surveillance.

LE SAVIEZ-VOUS ?

De même qu'il n'y a pas un cancer, mais de multiples cancers aux caractéristiques différentes, il existe, pour chaque patient, de nombreux critères à prendre en compte afin d'orienter le choix du traitement.

Ces critères sont médicaux : type de cancer, organe atteint, stade d'évolution, éléments biologiques...

Ils sont également individuels : âge de la personne malade, état général, psychologique, statut socioprofessionnel, etc.

Pour en savoir plus sur le choix du traitement, consultez e-cancer.fr.

Différer la mise en route du traitement par une surveillance active initiale

Le patient n'a aucun symptôme et le médecin a diagnostiqué un cancer de la prostate localisé et répondant à d'autres critères médicaux précis (en particulier cancer à faible risque évolutif).

Dans ce cas, une surveillance active initiale peut être proposée.

Cette alternative au traitement nécessite en effet une surveillance médicale régulière et répétée afin de juger de l'évolution du cancer : toucher rectal et prise de sang pour mesurer le taux de PSA (AntigèneAntigène
Substance reconnue par l'organisme comme étrangère et provoquant une réaction immunitaire avec fabrication d'anticorps contre elle.
Prostatique Spécifique), réalisation de nouvelles biopsies.

Avant d'accepter cette surveillance active, le patient doit être clairement informé des bénéfices et des risques d'un tel choix et de la nécessité d'une adhésion au protocole de surveillance.

Si les médecins constatent au cours de cette surveillance que la maladie s'aggrave, un traitement est mis en route.

À VOIR - LA BIOPSIE DE LA PROSTATE

Si vous n'avez pas accès à cette solution, voici la transcription textuelle du contenu de la vidéo :

Vidéo réalisée par IDS

Mettre en route le traitement du cancer de la prostate

L'équipe médicale établit un programme qui fait appel à une ou plusieurs possibilités de traitement, qui sont :

La chirurgie

Le traitement chirurgical consiste à retirer la prostate ainsi que les vésicules séminalesvésicules séminales
Glandes situées contre la prostate, sécrétant le liquide séminal destiné à nourrir les spermatozoïdes.
. On parle de « prostatectomie totale ».

Cette intervention peut être effectuée de trois façons différentes :
     - par cœlioscopiecœlioscopie
Méthode d'exploration et de traitement chirurgical qui se fait par l'introduction dans la cavité péritonéale d'un dispositif optique et de divers instruments permettant de voir les organes et de réaliser une intervention sans ouverture de l'abdomen.
 ;
     - par incision du périnéepérinée
Ensemble de muscles fermant en bas le petit bassin. Le périnée est traversé par l’anus, par l’urètre et le vagin chez la femme.
 ;
     - par une incision abdominale.

Le retrait de la prostate et des vésicules séminalesvésicules séminales
Glandes situées contre la prostate, sécrétant le liquide séminal destiné à nourrir les spermatozoïdes.
entraîne des effets secondaires :

  • troubles de la continencecontinence
    Bon fonctionnement des sphincters (vésical, anal) et permettant l’émission volontaire d’urine et de matières fécales.
    urinaire (fuites urinaires, rarement incontinence urinaire totale) ;
  • troubles sexuels (absence d'éjaculation, troubles de l'érection).

Consulter l'article :Comment bien vivre avec le cancer de la prostate ?

La radiothérapie

  • La radiothérapie externe
  • La radiothérapie consiste à détruire les cellules cancéreuses à l'aide de rayons X externes de haute énergie. Plusieurs séances sont nécessaires pendant six à huit semaines.
  • La curiethérapie
  • Sous anesthésie, le médecin pose des implants radioactifs dans la prostate, près de la tumeur, en s'aidant de l'échographie. Ce dispositif radioactif émet des radiations qui détruisent les cellules cancéreuses. L'irradiation est localisée.

Des effets secondaires de la radiothérapie peuvent apparaître :

La chimiothérapie

La chimiothérapie consiste à détruire les cellules cancéreuses en administrant des substances chimiques par injection ou sous forme de comprimés.

Les effets indésirables dépendent du type de chimiothérapie utilisée.

L'hormonothérapie

Ces médicaments sont prescrits afin de bloquer les hormones masculines qui favorisent le développement des cellules cancéreuses.

Des effets secondaires liés à la chute du taux d'hormones masculines peuvent apparaître :

  • troubles sexuels : impuissance ;
  • gynécomastiegynécomastie
    Augmentation anormale de volume d'une ou des deux glandes mammaires chez l'homme.
    (augmentation de volume des seins) ;
  • irritabilité ;
  • ostéoporose.
Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Guide médecin sur le cancer de la prostate. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 30 septembre 2015]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Cancer de la prostate : identification des facteurs de risque et pertinence d'un dépistage par dosage de l'antigèneantigène
    Substance reconnue par l'organisme comme étrangère et provoquant une réaction immunitaire avec fabrication d'anticorps contre elle.
    spécifique prostatique (PSA) de populations d'hommes à haut risque. Rapport d'orientation. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 30 septembre 2015].
  • Haute Autorité de santé (HAS). Actes et prestations sur le cancer de la prostate. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 30 septembre 2015]

  • Institut national du cancer (INCa). Le cancer de la prostate. Site internet : INCa. Boulogne Billancourt (France) ; 2014 [consulté le 30 septembre 2015]
  • National Institute for Health and Care Excellence. New protocol for active surveillance of men with early prostate cancer. Site internet : NICE. Londres ; 2014 [consulté le 30 septembre 2015].
Avez-vous trouvé les informations recherchées ?
Annuaire santé
Tarifs, horaires, spécialité, localisation... trouvez le médecin qui vous convient.
LE SAVIEZ VOUS ?

Certains effets indésirables de la chimiothérapie peuvent être atténués, parlez-en avec votre médecin.

LIEN UTILE

Pour plus d'informations

Consultez le site de l'Institut national du cancer (INCa) qui traite en détail des effets secondaires de :

 - la radiothérapie externe ;

 - la curiethérapie ;

 - la chirurgie ;

 - la chimiothérapie.

À TÉLÉCHARGER

Le guide de la Haute Autorité de santé

Prise en charge du cancer de la prostate
À TÉLÉCHARGER

Le guide édité par l'Institut national du cancer

comprencre la radiotherapie
À TÉLÉCHARGER

Le guide édité par l'Institut national du cancer

comprencre la chimiotherapie