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Les symptômes et le diagnostic du cancer de la prostate
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Cancer de la prostate

Mis à jour le 30 septembre 2015

Les symptômes et le diagnostic du cancer de la prostate

Le cancer de la prostate ne provoque pas de symptômes au début de son évolution. Des troubles urinaires peuvent ensuite apparaître. Deux examens permettent de suspecter un cancer de la prostate : le toucher rectal et le dosage des PSA dans le sang. L'analyse des prélèvements de prostate effectués par biopsie permet, en général, de poser le diagnostic.

Les symptômes du cancer de la prostate

Au début de son évolution, le cancer de la prostate ne donne pas de symptômes. S'il s'agit d'un cancer localisé, il n'y a généralement pas de troubles urinaires.

Les symptômes mécaniques dus à la compression de l'urètreurètre
Canal qui conduit l'urine de la vessie à l'extérieur où il s'ouvre par le méat urétral .Chez l'homme, il conduit aussi le sperme.
apparaissent quand la prostate augmente de volume.
Mais l'augmentation de volume de la prostate est présente dans d'autres pathologies beaucoup plus fréquentes :

  • l'adénome ou hypertrophie bénigne de la prostate (presque tous les hommes de plus de 70 ans ont un adénomeadénome
    Tumeur bénigne, par opposition au carcinome qui est une tumeur maligne, c’est-à-dire cancéreuse.
    de la prostate) ;
  • la prostatiteprostatite
    Inflammation aigue ou chronique de la prostate.
    (environ 50 % des hommes ont une prostatiteprostatite
    Inflammation aigue ou chronique de la prostate.
    au cours de leur vie).

Cette augmentation de volume n'est donc pas spécifique du cancer de la prostate.

Attention, cependant, il arrive que certains hommes souffrent à la fois d'un cancer de la prostate et d'une hypertrophiehypertrophie
Augmentation de volume.
bénigne.

Les signes liés à l'augmentation de volume de la prostate sont les suivants :

  • besoin fréquent d'uriner, surtout la nuit (pollakiurie) ;
  • jet d'urine faible ;
  • sensation de ne pas avoir vidé complètement sa vessie ;
  • fuites urinaires (incontinence urinaire) ;
  • infection urinaire ;
  • difficulté ou impossibilité d'uriner (rétention urinaire) ;
  • présence de sang dans les urines ou le sperme ;
  • difficulté à avoir une érection ;
  • douleurs au moment de l'éjaculation.

Le diagnostic peut être évoqué, en l'absence de symptômes, lors d'un toucher rectal pour un autre motif ou être posé lors de l'examen anatomo-pathologique du tissu prélevé lors du traitement chirurgical d'un adénomeadénome
Tumeur bénigne, par opposition au carcinome qui est une tumeur maligne, c’est-à-dire cancéreuse.
de la prostate.

Le diagnostic du cancer de la prostate

Lors de la consultation, le médecin s'entretient avec son patient pour évaluer son état de santé général, ses antécédents personnels et familiaux, l'existence de symptômes pouvant évoquer une anomalie de la prostate, puis il pratique un examen clinique, dont le toucher rectal.

  • Le toucher rectal
    Le médecin palpe la prostate en introduisant son index, protégé par un gant, dans le rectum. Ce geste médical permet de vérifier le volume, la surface et la consistance de la prostate.
    Si la surface de la prostate apparaît irrégulière ou avec des nodules et si sa consistance est dure, le médecin suspecte la présence d'un cancer.
  • Une prise de sang : le dosage du PSA
    Le médecin traitant ou l'urologue, en cas d'examen clinique anormal, prescrit un dosage sanguin de l'AntigèneAntigène
    Substance reconnue par l'organisme comme étrangère et provoquant une réaction immunitaire avec fabrication d'anticorps contre elle.
    Prostatique Spécifique (PSA), substance produite par la prostate.
    Il informe son patient des modalités de l'examen, de la complexité de l'interprétation des résultats de ce dosage biologique. Il est le mieux placé pour en expliquer la signification.
    La valeur seuil de normalité des PSA la plus souvent retenue est de 4 ng/ml (elle dépend de la technique du test utilisé). Un taux supérieur à 4 nanogrammes/ml n'est pas systématiquement synonyme de cancer.
    D'autres situations, en dehors du cancer de la prostate, peuvent expliquer un taux élevé de PSA : une augmentation de taille de la prostate, une éjaculation récente, une infection urinaire, une opération de la prostate, une endoscopieendoscopie
    Exploration des cavités naturelles grâce à un dispositif optique le plus souvent souple.
    urinaire. 
    À l'inverse, il peut arriver qu'un taux de PSA reste normal, même en présence d'un cancer.

À VOIR : le toucher rectal pour faire le diagnostic

Si vous n'avez pas accès à cette solution, voici la transcription textuelle du contenu de la vidéo :

À quoi sert la prostate ?

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  • La biopsie prostatique confirme le diagnostic
    Si le médecin a relevé des anomalies, il prescrit à son patient une biopsie prostatique.
    Il s'agit d'un examen pratiqué sous anesthésie locale. Le médecin introduit par voie transrectale (à travers la paroi du rectum) une aiguille dans la prostate sous guidage échographique. Il effectue au minimum 10 à 12 prélèvements à différents endroits en vue de leur analyse qui confirmera ou non le diagnostic de cancer.
    La biopsie prostatique peut être responsable de complications : les plus fréquentes sont l'hématuriehématurie
    Présence de sang dans les urines.
    de faible abondance, l'hémospermiehémospermie
    Présence de sang dans le sperme.
    et la rectorragie. Plus rarement, surviennent une prostatiteprostatite
    Inflammation aigue ou chronique de la prostate.
    aiguë, voire une septicémiesepticémie
    Dissémination d'une bactérie dans le sang qui donne une infection généralisée très grave.
    , une rétention aiguë d'urine, une hématuriehématurie
    Présence de sang dans les urines.
    importante (fréquence de moins de 1 % pour chacune d'elles).
  • D'autres examens peuvent être nécessaires : scanner, IRM, scintigraphiescintigraphie
    Examen d'imagerie médicale : il consiste en l'administration d'un produit radioactif inoffensif qui se fixe particulièrement sur l'organe malade et émet des radiations recueillies par une caméra spécifique.
    osseuse pour compléter le bilan d'extension du cancer.
Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Guide médecin sur le cancer de la prostate. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 30 septembre 2015]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Cancer de la prostate : identification des facteurs de risque et pertinence d'un dépistage par dosage de l'antigèneantigène
    Substance reconnue par l'organisme comme étrangère et provoquant une réaction immunitaire avec fabrication d'anticorps contre elle.
    spécifique prostatique (PSA) de populations d'hommes à haut risque. Rapport d'orientation. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 30 septembre 2015].
  • Haute Autorité de santé (HAS). Actes et prestations sur le cancer de la prostate. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 30 septembre 2015]

  • Institut national du cancer (INCa). Le cancer de la prostate. Site internet : INCa. Boulogne Billancourt (France) ; 2014 [consulté le 30 septembre 2015].
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