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Asthme du nourrisson : symptômes, diagnostic et évolution
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Asthme du nourrisson

Mis à jour le 21 décembre 2015

Asthme du nourrisson : symptômes, diagnostic et évolution

En présence de symptômes d’asthme (gêne respiratoire, respiration rapide, sifflements, toux, pâleur, etc.), un avis médical est nécessaire. Le  médecin examine le bébé, et recherche dans son environnement d’éventuels facteurs déclenchant ou favorisant la maladie. Il prescrit aussi une radiographie des poumons. La prise en charge de la maladie atténue les symptômes pour parvenir le plus souvent à la guérison de l’asthme avant l’âge de 3 ans.

Les symptômes de l’asthme du nourrisson

La crise d’asthme survient fréquemment après un épisode de rhinopharyngite.

Elle se caractérise par des difficultés respiratoires (ou "dyspnée aiguë") survenant assez brutalement, généralement la nuit :

  1. Le nourrisson présente une toux sèche, une respiration rapide et sifflante, et ses narines ont des battements rapides. Il peut aussi lutter pour respirer : lors de l’inspiration, les espaces entre ses côtes et au-dessus de ses clavicules se creusent, et son thorax est distendu même quand il expire.
  2. Il est très pâle, ses lèvres comme ses doigts peuvent bleuir.
  3. Il mange et boit difficilement, il est fatigué.

Devant un ou plusieurs de ces symptômes, il faut consulter immédiatement son médecin ou les services d’urgence.

Chez le très jeune enfant, ces signes peuvent être similaires à ceux d’une bronchiolite. C’est la répétition de ces épisodes qui conduit au diagnostic d’asthme du nourrisson.


Cependant, l’asthme peut se manifester par des symptômes beaucoup moins évocateurs chez un tout-petit :

  • des sifflements sans toux, persistant en dehors des crises, sans retentissement sur l’état général ou l’activité de l’enfant,
  • une toux induite par l’exercice (quand le bébé marche ou s’agite),
  • une toux survenant la nuit,
  • une toux chronique ou des épisodes de toux  récidivants,
  • une toux perdurant après une bronchiolite. Dans le langage courant, on parle alors souvent de "bronchite asthmatiforme", "toux asthmatiforme", "bronchiolites à répétition", etc.
LE SAVIEZ-VOUS ?

La fréquence respiratoire diminue avec l’âge

Chez les nouveaux-nés, on observe 30 à 60 respirations par minute, et à l’âge d’un an, 20 à 40. Puis, à l’âge de 2 ans, l’enfant respire 20 à 30 fois par minute.

La consultation médicale et le diagnostic de l’asthme chez le nourrisson

Le médecin traitant ou le pédiatre examine le nourrisson pour rechercher des signes d’asthme. Au moment de la crise, il perçoit notamment des sifflements quand il ausculte les poumons. En dehors des épisodes aigus, l’examen est généralement normal.

Le médecin interroge aussi les parents sur :

  • les symptômes (nature, heure de survenue, fréquence des crises) ;
  • les éventuels antécédents familiaux et personnels d’asthme et d’allergie ;
  • les facteurs déclenchants et aggravants (pris en compte pour prescrire un traitement) ;
  • la présence de facteurs favorisants (importants pour orienter le diagnostic).

Par ailleurs, le médecin prescrit une radiographie des poumons afin d’éliminer une autre pathologie (les résultats restant normaux en cas d’asthme). Enfin, il peut demander l’avis d’un pédiatre spécialisé en pneumologie, pour :

  • confirmer l’absence d’un autre problème de santé ;
  • procéder à des examens plus approfondis.

Les éventuels autres examens complémentaires prescrits en cas d’asthme du nourrisson

Pour les enfants de moins de 3 ans, une enquête allergologique peut être nécessaire en cas d’asthme persistant ou sévère, ou si une origine allergique est suspectée. Les tests possibles sont :

Les "prick-tests"

Ils étudient la réaction de l’organisme en présence de différents allergènesallergènes
Substance capable de provoquer une réaction allergique.
. Ces derniers sont d’abord déposés sur la peau. Puis, à l’aide d’une minuscule pointe, le médecin fait un tout petit trou dans l’épidermeépiderme
Couche superficielle de la peau.
(1 mm de profondeur), à l’endroit où se trouve chaque substance. Cela permet aux allergènesallergènes
Substance capable de provoquer une réaction allergique.
de pénétrer sous la peau. Au bout de 20 minutes, on obtient les résultats du test : ils sont positifs si une rougeur, un chatouillement ou un gonflement apparaissent, là où une substance donnée a été appliquée. En effet, ces réactions allergiques signifient que le corps a sécrété des immunoglobulinesimmunoglobulines
Protéines (globulines) contenues dans le sang constituant les anticorps ; elles se répartissent en 5 classes : Ig A, Ig G,Ig M, Ig D et Ig E.
E (IgEIgE
Variété d'immunoglobuline dont le taux est augmenté en cas d'allergie.
) pour se défendre.

Les tests multiallergéniques à réponse globale

Ils permettent aussi d’analyser les réactions allergiques et sont indiqués en cas d’impossibilité de réaliser des prick-tests. Ils consistent à fixer sur un support un mélange d’allergènesallergènes
Substance capable de provoquer une réaction allergique.
, auxquels on ajoute du sérum sanguin du patient (liquide issu du sang, dépourvu notamment de globules rouges et blancs). Le résultat peut être positif ou négatif, et il est global (une seule réponse pour tous les allergènesallergènes
Substance capable de provoquer une réaction allergique.
du mélange). Aussi, si le test est positif, l’enquête allergologique doit être poursuivie, notamment pour mieux préciser le type d’allergèneallergène
Substance capable de provoquer une réaction allergique.
en cause.

Dans tous les cas, lorsque le diagnostic d’asthme est posé, un traitement antiasthmatique est mis en place. Son efficacité est un élément important dans la confirmation du diagnostic.

L’évolution de l’asthme du nourrisson

D’un nourrisson à l’autre, l’asthme peut être plus ou moins grave. Au fil du temps, le médecin apprécie l’évolution de la maladie selon :

  • la fréquence des crises ;
  • la présence d’éventuelles exacerbations (symptômes aigus perdurant plus de 24 heures ou nécessitant soit un changement de traitement de fondtraitement de fond
    Traitement régulier et prolongé destiné à ralentir ou à freiner l’évolution d’une maladie ou à empêcher l’apparition de poussées.
    , soit la prise de corticoïdes oraux, voire une hospitalisation) ;
  • l’absence ou la présence de symptômes entre les crises, en particulier pendant la nuit.

On distingue ainsi :

L’asthme intermittent le plus fréquent

Il se manifeste par des crises plus ou moins intenses et fréquentes, déclenchées généralement par un rhume ou une autre infection respiratoire. Entre les crises, l’enfant ne présente aucun symptôme, et son affection n’a pas de retentissement sur ses activités quotidiennes.

L’asthme persistant

Il persiste entre les crises une gêne respiratoire continuelle, voire des symptômes intermittents, présents surtout la nuit (toux, encombrement, sifflements). Cette forme de la maladie peut perturber les activités du quotidien.

L’asthme après la petite enfance

L’asthme peut évoluer différemment au fil des années :

  • dans la majorité des cas, les enfants ont de l’asthme à l’âge de quelques mois et ne sifflent plus après l’âge de 3 ans : ce sont les "siffleurs précoces transitoires". L’asthme  a disparu à l’âge de 3 ans ;
  • tandis que d’autres continuent à siffler après l’âge de 3 ans : ce sont les "siffleurs persistants". L’asthme persiste au-delà des 3 ans de l’enfant.

La persistance de l’asthme après l’âge de 2 ans est globalement plus probable lorsque l’enfant :

  • est un garçon ;
  • avait un faible poids à la naissance ;
  • présente des antécédents familiaux d’asthme ou d’allergie respiratoire ;
  • souffre lui-même d’eczéma ou d’allergies respiratoires ou alimentaires ;
  • subit ou a subi un tabagisme passif (y compris pendant la grossesse de sa mère).

Consulter l’article "Les risques du tabagisme"

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Asthme de l'enfant de moins de 36 mois : diagnostic, prise en charge et traitement en dehors des épisodes aigus. Site internet : HAS. Saint-Denis-La Plaine (France) ; 2009 [consulté le 11 mars 2015]
  • Asthma and Allergy Foundation of America (AAFA). Asthma in Infants. Site internet : AAFA. Landover (États-Unis) ; 2005 [consulté le 11 mars 2015]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Asthme : des recommandations pour le nourrisson et le jeune enfant. Site internet : Webzine de la HAS. Saint-Denis-La Plaine (France) ; 2010 [consulté le 11 mars 2015]
  • Centre de référence des maladies respiratoires rares – Hôpital Necker-Enfants malades. Asthme de l'enfant et du nourrisson. Site internet  Elsevier Masson. Issy-les-Moulineaux (France) ; 2013 [consulté le 11 mars 2015]
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