Rechercher
La santé de A à Z
Par ordre alphabétique
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Par partie du corps
Situations d'urgence
Situations d'urgence
L’essentiel pour réagir

Comment agir en cas d’urgence ? Quels gestes réaliser ? qui contacter ?

Offres de prevention
de l'Assurance Maladie

Pour accéder aux offres qui vous concernent, saisissez votre âge et votre sexe :

Rechercher
Sexe

 > 
Le traitement de l'arthrose de la hanche (coxarthrose)
Imprimer Envoyer à un ami
Arthrose de la hanche

Mis à jour le 6 décembre 2016

Le traitement de l'arthrose de la hanche (coxarthrose)

L'arthrose de la hanche est une maladie qui persiste. Aucun traitement ne permet de la guérir, mais il est possible de soulager efficacement la douleur et de ralentir l'évolution par des mesures hygiénodiététiques, des médicaments, de la rééducation et des exercices adaptés à chaque cas. La pose d'une prothèse de hanche, est envisagée lorsque l'arthrose est très évoluée et non soulagée par le traitement médical. L'intervention chirurgicale demande des soins médicaux et un temps de rééducation.

Le traitement médical de l'arthrose de la hanche

L'arthrose est une maladie chronique qui persiste mais dont l'évolution est ralentie, même dans les formes avancées, grâce au traitement médical et à une bonne hygiène de vie.

Le traitement de l'arthrose de la hanche repose sur l'association de plusieurs mesures :

  • une bonne hygiène de vie : des activités physiques adaptées, une perte de poids lorsqu'elle est nécessaire ;
  • le traitement médicamenteux pour soulager la douleur lors des poussées inflammatoires d'arthrose : le paracétamol est utilisé en première intention et, s'il n'est pas efficace, les anti-inflammatoires non stéroïdiens ;
  • le port d'orthèsesorthèses
    Appareillage orthopédique qui compense, soutient, immobilise ou protège une partie déficiente du corps.
    et l'utilisation de cannes ;
  • la rééducation avec établissement d'un programme personnalisé (type d'exercices, fréquence, intensité) guidée au début par un kinésithérapeute et poursuivie ensuite par le patient seul à son domicile ;
  • si nécessaire, des infiltrationsinfiltrations
    Injection d'un produit (généralement de la cortisone) le plus souvent dans une articulation, dans le but de diminuer une inflammation et les douleurs qui en résultent.
    de corticoïdes qui agissent sur la douleur. Mais ces infiltrationsinfiltrations
    Injection d'un produit (généralement de la cortisone) le plus souvent dans une articulation, dans le but de diminuer une inflammation et les douleurs qui en résultent.
    n'ont aucun effet sur la structure du cartilage.

Les médicaments de l'arthrose de la hanche

  • Les antalgiques indispensables pour lutter contre la douleur :
    La prise des antalgiques doit avoir lieu au moment des poussées douloureuses, en ne dépassant jamais les doses maximales prescrites, même si la douleur persiste.
    Le paracétamol est prescrit en première intention.
    Lorsqu'une poussée inflammatoire douloureuse ne répond pas à ce traitement, les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont utilisés mais sur une courte durée et à la dose minimale efficace, en raison de leurs effets indésirables en particulier digestifs. Des applications locales sous forme de gel, crème...contenant des anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent être utiles.
    De nombreux médicaments vendus sans ordonnance contiennent des antalgiques. Il est donc nécessaire de bien indiquer à votre médecin tous les médicaments que vous prenez. En cas de doute, demandez également conseil à votre pharmacien.
  • Que penser des antiarthrosiques symptomatiques d'action lente ?
    Ces médicaments (chondroïtine sulfate, diacerhéine, glucosamines, extraits d'avocat et de soja) n'empêchent pas la dégradation articulaire et ont pour objectif de diminuer l'intensité des douleurs. Leur action est différée et il faut attendre quelques semaines de traitement pour juger de leur efficacité. Ces médicaments peuvent avoir des effets indésirables parfois graves (diarrhée, manifestations allergiques, atteinte hépatique lors de la prise de diacerhéine par exemple) : en cas de survenue, il est important de les signaler à son médecin traitant.
    Ces médicaments dont l'efficacité paraît minime sur la douleur et la gêne n'ont pas d'intéret dans le traitement de l'arthrose de la hanche. Ils ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale.

Le traitement chirurgical de l'arthrose de la hanche

Dans certains cas, compte tenu de l'importance des douleurs et de leur impact sur la vie quotidienne, une solution chirurgicale est étudiée. Le médecin traitant adresse alors son patient à un chirurgien.

Il existe différentes chirurgies de la hanche.

La chirurgie conservatrice

Une ostéotomieostéotomie
Désigne la section chirurgicale d'un os long, pour en modifier son axe, sa taille ou sa forme.
ou la mise en place d'une butée (greffon osseux placé près de l'articulation pour la protéger) sont des interventions réservées à des cas spécifiques.

Les prothèses de hanche

Dans la majorité des cas, c'est la prothèse totale de hanche qui est mise en place. Elle comporte une pièce fémorale montée sur une tige, qui vient s'articuler sur une pièce cotyloïdienne en forme de cupule (voir schéma).
Il existe de nombreux modèles de prothèses. Pour que cet implant soit le plus adapté au patient, son choix tient compte de son état de santé, de son âge, de la forme anatomique de la hanche.

Le suivi post-opératoire

Tout est mis en place pour que l'évolution soit favorable. Cependant l’intervention chirurgicale et l’hospitalisation peuvent avoir des complications, plus particulièrement chez la personne âgée :

  • des complications générales favorisées par l’hospitalisation et l’alitement : phlébite, infection pulmonaire, infection urinaire, aggravation d’une maladie déjà existante (exemple : insuffisance cardiaque, aggravation d’un diabète...) ;
  • des complications orthopédiques :
    - infection osseuse ou articulaire. Elle peut se développer rapidement, lorsque la contamination se produit au cours de l’intervention chirurgicale ;
    - luxationluxation
    Perte de contact entre les deux surfaces osseuses constituant l'articulation (déboitement).
    de la prothèse
    (la pièce fémorale sort de la cavité de la pièce cotyloïdienne). Cette situation survient en général peu de temps après l’intervention, suite à un mouvement accidentel ;
    - usure du cotylecotyle
    Cavité articulaire de l'os iliaque, située de chaque côté du bassin, dans laquelle vient s'articuler la tête fémorale (extrémité hémisphérique du fémur) pour constituer l'articulation de la hanche.
    ou descellement de la pièce cotyloïdienne
    (défaut de fixation de la prothèse à l'os) ;
    - descellement de la pièce fémorale : c'est la complication la plus fréquente qui se traduit par une reprise des douleurs.

Prothèse totale de hanche

prothese-totale-de-la-hanche - ©CNAMTS 2011
©CNAMTS 2011

Prothèse totale de la hanche : la pièce fémorale vient s'articuler dans une cupule, le cotylecotyle
Cavité articulaire de l'os iliaque, située de chaque côté du bassin, dans laquelle vient s'articuler la tête fémorale (extrémité hémisphérique du fémur) pour constituer l'articulation de la hanche.
, fixé dans la cavité de l'os iliaque de même nom. Les matériaux et les modes de fixation sont évalués par la Haute Autorité de santé avant d'être inscrits sur la liste des produits pris en charge par l'Assurance maladie

LE SAVIEZ-VOUS ?

Suite à votre intervention chirurgicale, l'Assurance Maladie peut vous accompagner pour préparer au mieux votre retour à domicile.
Un conseiller de l’Assurance Maladie organise votre suivi médical auprès des professionnels de santé de ville de votre choix (masseur kinésithérapeute et/ou infirmier(e) et facilite vos démarches administratives.

Pour en savoir plus, téléchargez le dépliant situé dans la colonne de droite : Je suis accompagné(e) après mon intervention en chirurgie orthopédique.

Les soins médicaux et de réadaptation après l’intervention

Un traitement anticoagulant est nécessaire pendant environ 6 semaines. Il est associé au port d’une contention des membres inférieurs (mi-bas de contention) pour prévenir les phlébites et les embolies pulmonaires.

Une mobilisation précoce du patient, associée à la kinésithérapie, est un facteur-clé d'une évolution favorable car elle maintient et améliore la fonction musculaire et la mobilité des articulations. Son but est de permettre au patient de retrouver ses activités de la vie de tous les jours le plus rapidement possible.

La réadaptation par le kinésithérapeute est commencée le plus tôt possible après l’intervention en milieu hospitalier. Le rééducateur explique les gestes à ne pas faire et les exercices à réaliser chez soi, entre les séances de rééducation.
Ces séances ont lieu, si tout va bien, dans le cabinet du kinésithérapeute ou au domicile et plus rarement en établissement de rééducation.

Au-delà de 15 séances de rééducation pour une pose de prothèse de hanche, la prescription doit faire l'objet d'un accord préalable avec les organismes d'assurance maladie.

Pour en savoir plus sur la rééducation, consulter sur le site Ameli.fr :
Accord préalable et actes de masso-kinésithérapie
La rééducation après une intervention chirurgicale

Sources
  • Collège français des enseignants en rhumatologie. Arthrose. Site internet : Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2011 [consulté le 22 février 2016]
  • Haute Autorité de Santé (HAS). Prise en charge de l'arthrose : le paracétamol en première intention. Actualités et pratiques n°57. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2014 [consulté le 22 février 2016].
  • Ribinik P, Rannou F, Coudeyre E, Revel M. Rééducation et arthrose non opérée des membres inférieurs, rééducation et prothèse totale de hanche et de genou. Recommandations françaises pour la pratique clinique. Site internet : Société française de médecine physique et de réadaptation. Paris ; 2007 [consulté le 23 février 2016]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Évaluation des prothèses de hanche. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2015 [consulté le 14 mars 2016]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Avis de la HAS sur les référentiels relatifs à des soins de masso-kinésithérapie (arthroplastie de hanche par prothèse totale de hanche, arthroplastie du genou par prothèse totale du genou, chirurgie réparatrice de réinsertion ou de suture simple du tendontendon
    Faisceau de tissu conjonctif résistant, élastique et fibreux, qui sert à fixer les muscles sur les os.
    rompu de la coiffe des rotateurs). Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2009 [consulté le 23 février 2016].
Avez-vous trouvé les informations recherchées ?
Annuaire santé
Tarifs, horaires, spécialité, localisation... trouvez le médecin qui vous convient.
À TÉLÉCHARGER

Brochures de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé

regles-dor-automedication afssaps
Paracetamol
ibuprofene
La rééducation
prothese hanche reeducation

Tous droits réservés à Pulsions Multimédia "Allo docteur" site du portail du groupe France Télévisions spécialisé sur la thématique de la santé.